C'est un des plus grands penseurs contemporains, précurseur de l'holisme, fondateur du Club of Budapest et candidat au prix Nobel. Il a publié quelque 70 livres. Que ce soit dans la vie ou dans la science, il dit lui-même avoir toujours recherché "l'harmonie".
Il travaille depuis près de trente ans pour la diffusion des valeurs, il se sert dans un premier temps des produits avec lesquels il a créé le marché du bio en Italie, aujourd'hui il travaille à l'aide des social media lesquels prônent le respect de l'homme et de l'environnement. Il est le "Social Entrepreneur of the Year 2008" du World Economic Forum.
Lorsque deux protagonistes, deux grandes personnalités affrontent ensemble un nouveau défi:
faire naître l'expression d'une « pensée collective ». Écrire petit à petit un grand livre qui rassemble toutes les contributions et les réflexions de tant de belles personnes qui incarnent les icônes constituant le gotha du monde des valeurs. Pour promouvoir, informer, délinéer ensemble un nouveau style de vie pour tous. Parce que les maux dont souffre le monde (réchauffement planétaire, désertification, surpopulation etc.) proviennent d’un manque de conscience: mais tout peut encore changer.
Il faudra bien sûr remédier aux effets, mais avant tout, il faudra remédier à la cause.
Les co-auteurs ont écrit
Michael Gorbachev - Revenons à l’essentiel
Le livre dans nos mains, consacré aux problèmes globaux concernant le monde entier, nous interpelle dans un langage simple et logique et rassemble des preuves persuasives. Cela nous rend la tâche plus facile. La tâche est simple. Revenons à l’essentiel, comprendre que les problèmes globaux ne nous sont pas étrangers. Ce sont nos problèmes. Ils nous touchent tous, et nous ne sommes pas moins touchés par eux que par tout autre chose ordinaire, quotidienne. Et c’est nous, chacun de nous, qui non seulement peut comprendre ces problèmes, mais peut aussi faire quelque chose de significatif pour les résoudre.
Le fait est qu’avec le temps, une pyramide toute entière de différents problèmes s’est accumulée dans chaque coin du monde: problèmes sociaux, politiques, économiques et culturels. Des contradictions sont apparues dans la société—de façon différente dans chaque pays, mais toutes présentes de façon identique—et elles ont créé des conflits et des crises. Même des guerres. Les relations entre les humains et la nature sont devenues de plus en plus complexes et tendues. L’air a été empoisonné, les rivières polluées, les forêts décimées. Le nombre de contradictions n’arrête pas de grandir, et elles sont toujours plus profondes. Les symptômes de la maladie de la société sont devenus évidents.
Partout, les gens ont commencé à montrer des mécontentements de cet état de chose et demandent des changements. De violents mouvements se sont mis en place, tels que grèves, troubles. La société est entrée dans une période de crise. Comment cette crise se résoudra-t-elle? C’est difficile de le prévoir. La maladie de la société affecte chaque citoyen, et menace chacun de souffrance. La fin pourrait être une explosion, un bain de sang que personne ne souhaite, mais qui pourrait survenir spontanément. Y a-t-il une autre issue, un passage à travers la crise? Le livre dans nos mains donne une réponse: oui, il y a une autre solution. Nous n’allons pas attendre que la crise de la société atteigne le point critique. Nous devons agir !
Chaque personne peut agir. Si chacun ou chacune fait un petit peu, ensemble nous pouvons accomplir ce qui est nécessaire. Nous pouvons faire pression sur ceux qui décident la politique et le destin de la société, et les motiver à commencer à entamer les changements nécessaires. Les changements qui vont non seulement résoudre la crise, mais aussi nous montrer une voie de survie, de développement sain pour les gens et la nature, et une meilleure qualité de vie pour tous.
La communauté humaine a atteint un stade où il est évident que les évènements ne peuvent être autorisés à suivre leur propre trajet. Il est nécessaire d’opérer un virage qui change le caractère et le contenu du développement pour le bien-être du genre humain. Nous avons déjà pris conscience que le changement est absolument nécessaire. Maintenant, nous devons comprendre exactement ce que nous devons faire pour empêcher le pire, et comment nous devons le faire. Ce livre va nous aider à évaluer la situation actuelle de notre planète et à trouver la voie que nous allons suivre.
Biographie sommaire
Mikhaïl Gorbatchev est né le 2 mars 1931 dans le village de Privolnoye, Territoire de Stavropol, dans le sud de la République Russe dans une famille de paysans.
Stavropol, la “petite patrie” pour laquelle il a toujours gardé un très grand amour, a fortement influencé la formation de son caractère. Dans ses Mémoires, il a écrit: “Je crois que la perception de votre ‘plus grande patrie,’ vue à travers vos yeux et ceux de vos ancêtres, et émanant de la destinée de votre terre natale, représente le patriotisme dans sa véritable signification, ses racines sont ancrées dans votre sol natal - plutôt que d’être un concept abstrait.”
En 1950, il est diplômé d’école supérieure avec une médaille d’argent et est admis à l’Université de l’Etat de Moscou, faculté de droit, diplômé en 1955. Plus tard, il suivit des cours par correspondance de l’Institut d’Agriculture de Stavropol, et en 1967 il ajouta à son diplôme en droit de Moscou une licence en économie agricole.
Prêt à travailler en tant qu’avocat, sa carrière politique commença rapidement après son retour dans sa ville natale de Stavropol. De 1955 à 1962, il évolua rapidement dans différents bureaux politiques de Komsomol - jusqu’au poste le plus élevé du Territoire de Stavropol, partie nord du Caucase - une des régions les plus grandes et économiquement importantes de Russie.
En 1970, il est élu membre du Comité Central du CPSU. En Novembre 1978, il devient le Secrétaire du Comité Central et déménage à Moscou. Sa première tâche fut de superviser l’agriculture du pays mais il évolua rapidement et commença à avoir de l’influence sur d’autres domaines d’activités du Comité Central. Sa vigueur, son initiative, son esprit démocratique et critique pour évaluer la situation des sphères économique, sociale et idéologique furent bientôt connues non seulement dans le Parti mais aussi largement dans le public. Deux ans plus tard, il rejoignit le Politburo du Comité Central CPSU.
A une époque de stagnation, de nombreuses personnes ont traduit son ascension rapide comme un signe de changements imminents dans la société soviétique. Et les changements arrivèrent: en Mars 1985, après trois Secrétariats Généraux à la suite, Gorbatchev est élu Secrétaire Général du Comité Central du Parti - le poste le plus élevé dans la hiérarchie de la nation et du parti.
Gorbatchev entama le processus de changement de l’Union Soviétique - ce qui sera plus tard appelé Perestroïka, la transformation fondamentale du pays et de la société. La Glasnost devint la ligne de force de la perestroïka. Un processus de grande envergure de démocratisation de la nation fut lancé et des réformes furent planifiées pour replacer l’économie inefficace du pays sur les rails de l’économie de marché.
Un grand virage fut opéré dans les affaires internationales. Le nouveau mode de penser associé au nom de Gorbatchev contribua à un changement fondamental de l’environnement international.
Après la démission de Andrei Gromyko en 1988, Gorbatchev devint Président du Présidium du Soviet Suprême de l’URSS, et au cours de l’été 1989, Président du Soviet Suprême de l’URSS. En conséquence, il gouverna le Conseil de Défense de la nation et fut Commandant en chef des Forces Armées de l’URSS. Le Congrès des Députés de l’URSS - le premier parlement de l’histoire soviétique, formé sur la base d’élections libres et disputées - élut Gorbatchev Président de l’URSS le 15 mars 1990.
Les développements sociaux et ethniques destructeurs, que la démocratie soviétique émergente n’était pas capable de faire plier, entraîna en fin de compte la désintégration de l’union multinationale de républiques que Gorbatchev gouverna. Mikhaïl Gorbatchev fit un maximum d’efforts afin d’éviter cette issue, à part l’usage de la force, qui aurait été contre ses principes de la vision politique et contre sa moralité. Le 25 décembre 1991, Gorbatchev se retira de la Tête de l’Etat.
A partir de janvier 1992, il fut Président de la Fondation Internationale Non Gouvernementale pour les Etudes Socio-économiques et Politiques (La Fondation Gorbatchev). En mars 1993, il devint aussi Président de la Croix Verte Internationale - une organisation environnementale internationale indépendante avec des ramifications dans plus de vingt pays. Mikhaïl Gorbatchev présida également le Parti Socialiste Russe Unifié, créé en mars 2000.
Mikhaïl Gorbatchev reçu 24 Diplômes d’honneur et académiques et des diplômes honoris causa, 8 nationalités honorifiques ; parmi plusieurs Récompenses Internationales, le Prix Nobel de la Paix le 15 octobre 1990, avec les motivations suivantes.
"Au cours des dernières années, des changements radicaux ont pris place dans les relations entre l’Est et l’Ouest. La confrontation a été remplacée par les négociations. Les pays de la Vieille Europe ont regagné leur liberté. La course à l’armement a ralenti et nous notons des processus définis et actifs vers le contrôle des armes et le désarmement. Plusieurs conflits régionaux se sont résolus ou tout au mieux s’approchent d’une solution. Les Nations Unies commencent à jouer le rôle qui était prévu à l’origine dans une communauté internationale gouvernée par des lois. En 1990, le Comité Nobel a voulu honorer Mikhaïl Gorbatchev pour ses nombreuses contributions décisives. La plus grande ouverture qu’il a apportée à la société soviétique a aussi aidé à promouvoir la confiance internationale. Selon le Comité, ce processus de paix, auquel Gorbatchev a contribué de façon si importante, a ouvert de nouvelles possibilités à la communauté mondiale pour résoudre ces problèmes pressants sur les lignes idéologiques, religieuses, historiques et culturelles ". (Comité Nobel)
Une vision commune sous-tend mes travaux et mes livres, The Challenge of Africa, Taking Root, et le développement international du Green Belt Movement. On pourrait l’appeler “le pouvoir des arbres”, dont la fonction est de croître, de former une "ceinture verte" et de créer un réseau. Dans mes livres, je fais part de mes réflexions concernant ce qui s’est passé durant la création de ce mouvement, et j’ai constaté qu’il s’agissait de défis qui ne concernaient pas uniquement le Kenya, mais l’ensemble de l’Afrique.
J’ai pu constater que l’on assistait à des changements, à une plus grande coopération entre les acteurs en jeu. La transformation du G8 en G20, qui a eu lieu à Pittsburgh, et l’élargissement aux pays émergents témoigne d’une volonté d’ouverture. Notre façon de gérer les flux économiques est basée sur une plus grande coopération et le contrôle de la gestion des finances mondiales ira grandissant.
Les gens apprécient le fait que nous soyons de plus en plus interconnectés et reliés. Je pense que c’est le cas en particulier dans le domaine de l’économie et que nous devons nous en préoccuper en tant que citoyens, partout où nous nous trouvions. Je pense que ce qui se passe dans une partie du monde a inévitablement des répercussions sur le reste de la planète. Nous ne sommes en sécurité nulle part. Nous savons que la crise financière est née aux Etats-Unis. Avant qu’elle n’éclate, nous savions déjà que la crise économique avait des répercussions sur les gens du monde entier, en particulier sur les citoyens ordinaires. Je crois qu’en tant que citoyens, nous devons devenir plus conscients et inciter nos gouvernements à être plus vigilants et de faire en sorte que les décisions prises par nos leaders financiers n’aient pas de répercussions négatives sur nos vies.
Aujourd’hui, nous sommes de plus en plus interconnectés. Nous pouvons vivre dans des pays très distants les uns des autres, par exemple en Amérique, en Europe, en Orient, en Afrique, mais concernant nos vies et la gestion financière, nous sommes interdépendants. C’est un fait majeur dans notre monde moderne : l’interdépendance.
Personnellement, je pense que le bonheur passe par l’entraide et l’engagement. Pour être heureux, nous devons lutter pour une cause, nous entraider et nous soucier du bien-être de nos semblables, des êtres humains. Mais je tiens à souligner que nous ne sommes pas les seuls habitants de planète, qui abrite d’autres êtres vivants : les animaux, les plantes, les oiseaux. Résoudre leurs problèmes, respecter leur habitat, assurer leur sauvegarde tout en se consacrant à nos semblables ne représente qu’une étape vers le bonheur.
Selon moi, on peut atteindre le bonheur à travers l’interconnexion, l’engagement et l’entraide.
Brève biographie
Wangari Muta Maathai est née à Nyeri, au Kenya, en 1940. Elle a été la première femme d’Afrique centro-orientale à obtenir un diplôme universitaire. Celle-ci a en effet suivi des études de biologie, au Mount St. Scholastica College d’Atchison, au Kansas (1964). Elle passe ensuite un Master de Science à l’Université de Pittsburgh (1966), puis passe des doctorats en médecine vétérinaire en Allemagne et à Nairobi. Elle obtient le poste de chef du département de médecine vétérinaire de l’Université de Nairobi dal 1976, devenant ainsi la première femme à exercer une telle fonction. D’abord activiste, puis chef du National Council of Women du Kenya de 1976 à 1987, elle est accusée de mener des actions subversives. Elle est arrêtée et torturée. C’est durant cette expérience politique que lui vient l’idée de planter des arbres dans le but d’offrir un outil d’économie domestique (fournir du bois comme combustible), d’écologie (lutter contre la désertification) et d’émancipation féminine : offrir aux femmes un rôle utile et rémunérateur, en valorisant leur savoir et en leur permettant de s’élever socialement.
En 1976, elle fonde le Green Belt Movement (Mouvement de la Ceinture Verte), qui depuis l’année de sa création, a porté assistance aux femmes non seulement au Kenya, mais dans toute l’Afrique, grâce à un programme unique au monde : plus de 30 millions d’arbres ont été plantés autour des villes, des écoles et des églises.
Cette campagne lui a valu le prix Nobel de la Paix en 2004.
C’est la première fois qu’une femme africaine reçoit ce prix. Le “Times” lui a demandé en quoi la paix et l’environnement étaient liés : “Beaucoup de guerres sont motivées par la rareté des ressources. Au Moyen-Orient, il s’agit du pétrole et de l’eau. Ici, en Afrique, nous possédons des minéraux, des diamants, des terres, du bois. Le Comité Nobel s’emploie à chercher des solutions pour prévenir les guerres. La gestion durable de nos ressources naturelles favorisera la paix”.
Publications:
The Green Belt Movement: sharing the approach and the experience (1985)
The bottom is heavy too: even with the Green Belt Movement : the Fifth Edinburgh Medal Address (1994)
Bottle-necks of development in Africa (1995)
The Canopy of Hope: My Life Campaigning for Africa, Women, and the Environment (2002)
Unbowed: A Memoir (2006)
Reclaiming rights and resources women, poverty and environment (2007)
Rainwater Harvesting (2008)
State of the world's minorities (2008)
The Challenge for Africa (2009)
Adolfo Pérez Esquivel - Nul ne peut être heureux tout seul
Lors du World Venice Forum 2009, que j’ai eu l’honneur de présider, un projet de mise en place d’une cour pénale internationale pour l’environnement a été présenté. L’International Academy of Environmental Sciences (IAES) travaille en ce sens et intervient à plusieurs niveux : le premier, scientifique, consiste à analyser la situation mondiale au niveau de l’environnement et les causes des problèmes environnementaux. Le second est lié à l’économie, car il existe encore des entreprises qui recherchent le profit à tout prix, quitte à fouler aux pieds la protection de la vie et des hommes. Le troisième – crucial pour la réalisation de nos objectifs – est celui de faire prendre conscience aux gens de l’importance du respect de l’environnement.
Au niveau juridique, un défi encore plus important nous attend : nous voulons inciter à créer des lois supranationales sanctionnant les responsables des désastres environnementaux. Dans ce but, il est nécessaire de mettre en place une cour internationale qui soit en mesure de sanctionner dans le monde entier tous ceux qui violent les droits environnementaux et humains.
Mais la protection de la nature passe avant tout par l’éducation, qui est fondamentale : développer une conscience écologique à l’aide de politiques publiques, nationales, juridiques... et de nouvelles politiques éducatives.
En ce qui concerne la crise, en Amérique Latine, nous vivons dans une crise permanente. Pour nous, elle est... comme une sœur. La crise mondiale de l'autome 2008 a créé une situation immorale et injuste : les gouvernements européens et américains s’emploient davantage à sauver les banques et les entreprises multinationales qu’à se préoccuper du sort de leurs populations. Mais de quelle crise parle-t-on ? De qui s’occupe-t-on en réalité ? De la crise des banques et des entreprises ou de celle qui touche les peuples ?
Dans les hautes sphères des institutions gouvernementales, je ne perçois aucun signe de changement. Les seuls changements qui seront possibles partiront du bas. C’est par la réaction des peuples et des organisations, à travers les protestations des individus que nous pourrons aboutir à un réel changement au niveau social, culturel et politique. Culturel ! Grâce à la participation du peuple, nous arriverons à faire évoluer la situation au niveau social, politique et économique.
Un poète français, Raoul Follereau, a dit que “personne ne peut être heureux tout seul". Le bonheur implique la notion de partage, avec d’autres personnes, avec notre communauté, avec notre peuple. L’une des recettes du bonheur, c’est de rétablir l’équilibre. L’équilibre avec nous-mêmes, avec la communauté, avec la Mère nature, avec le cosmos et avec Dieu. Comme nul ne peut donner ce qu’il n’a pas, si nous ne possédons pas la paix intérieure, nous ne pourrons apporter la paix aux autres ni la partager. Car l’essentiel, c’est de partager.
Brève biographie
Adolfo Maria Pérez Esquivel (Buenos Aires, 26 novembre 1931) est un pacifiste argentin. Architecte et sculpteur, il a fait ses études à l’Escuela Nacional de Bellas Artes (Ecole Nationale des Beaux-Arts) et à l’Universidad Nacional de La Plata (Université Nationale de la Plata). Il a enseigné l’architecture pendant 25 ans dans des écoles secondaires et dans des universités. Dans les années soixante, Perez Esquivel s’engage aux côtés de groupes pacifistes chrétiens latino-américains. En 1974, il quitte l’enseignement pour se consacrer entièrement à l’aide envers les populations défavorisées et à la lutte contre les injustices sociales et politiques, en menant des actions promouvant la non-violence.
Après le coup d’Etat de Jorge Rafael Videla, il participe à la formation de “El Ejercito de Paz y Justicia”, une association de défense des droits de l’homme, qui se consacre également à l’aide aux familles des victimes du régime et de la guerre des Falklands. Il est arrêté en 1975 par la police brésilienne et incarcéré en Equateur. En 1977, il est arrêté par la police argentine qui le torture et le maintient en détention pendant 14 mois, sans qu’ait lieu aucun procès. En détention, il reçoit le Mémorial de la Paix du pape Jean XXIII. En 1980, il se voit décerner le Prix Nobel de la Paix. En 1999, il reçoit également le Prix Pacem à Terris. En 1995, il publie Caminando junto al Pueblo, ouvrage dans lequel il livre le récit de sa propre expérience. Depuis 2003, il est le président de la Ligue Internationale pour les Droits de l’Homme et la Libération des Peuples. De plus, il est membre du Tribunal populaire permanent.
Aujourd’hui, il anime l’International Academy of Environmental Sciences (IAES) (Académie Internationale des Sciences de l’Environnement), dont le siège se trouve à Venise. Le 2 et le 3 octobre 2009, celle-ci a accueilli le World Venice Forum (Forum de Venise), organisé sur le thème “La santé de la planète terre. Désastres environnementaux : irresponsabilité et protection” et soutenant la création d’une Cour Pénale Internationale de l’Environnement.
Livres:
Lucha no violenta por la paz (Le Christ au Poncho), Editions du Centurion - París.
Una Gota de Tiempo. Crónica entre la angustia y la esperanza. Ediciones Op Oloop.
Caminar Junto a los Pueblos. Experiencias no violentas en America Latina. Publicado por Ideas Instituto de Estudios y de Acción Social. Lugar Editorial.
Titel, Jezus in poncho. Impressum, Amersfoort, De Horstink, 1983.
Una Gota de Temps. Crònica entre l´angoixa i l´esperança, Pròleg d´Arcadi Oliveres.
Presentación del Premio nobel de la Paz. Serpaj Panamá. Acto realizado en el Paraninfo Universitario de la Universidad de Panamá. 13 de febrero de 2004. Conferencia Magistral sobre desafíos en la construcción de una cultura de paz.
Conferencia con motivo de la entrega del Título Doctor Honoris Causa otorgado por la Universidad Nacional de Río Cuarto, 2001
Arts:
Via Crucis | Monumento a la memoria combarro | Catedral de Riobamba, Ecuador…
Shirin Ebadi - La démocratie, pierre angulaire de la paix
Je me consacre à la lutte pour les droits de l’homme, et plus particulièrement les droits de la femme. Je vis en Iran, où les droits de l’homme sont violés continuellement, surtout depuis les dernières élections. Beaucoup de nos étudiants sont actuellement en prison. Ne serait-ce que ce matin, par exemple, tandis que je fais ces déclarations, quinze étudiants viennent d’être arrêtés.
Le peuple iranien est mécontent du résultat des élections de juin 2009. Lors de la réouverture des universités, à la fin du mois de septembre, d’autres manifestations ont eu lieu. De nombreux étudiants ont été arrêtés.
La situation en Iran est à l’image de celle de nombreuses nations dans le monde. Un changement est-il en train de s’opérer ? Est-ce que les choses changent ? Je suis sûre d’une chose : c’est que les gens obtiennent toujours ce qu’ils désirent, et ils finiront par obtenir ce qu’ils désirent. Je ne sais pas quand. Compte tenu de la complexité de la situation sociale, il est impossible de préciser une date. Les forces en jeu sont en effet multiples.
Mais je sais que tout peut changer, et que chaque changement doit partir du peuple.
La voie vers le bonheur est unique, et elle passe par la démocratie. La démocratie implique que la majorité gouverne, mais elle implique également que la majorité élue grâce aux votes des électeurs ne peut ensuite agir comme elle le souhaite. Elle doit respecter les limites de la démocratie. N’oublions pas que de nombreux dictateurs sont arrivés au pouvoir par la voie démocratique.
La pierre angulaire de la démocratie, c’est le respect des droits de l’homme. Les gouvernements ne deviennent légitimes que parce qu’ils ont été élus par la majorité. Ils se doivent de respecter les limites imposées par la démocratie. La première condition pour la sauvegarde de la paix, c’est la démocratie.
Brève biographie
Shirin Ebadi, née en juin 1947, est une pacifiste iranienne qui exerce la profession de juge et d’avocate. En 2003, elle devient la première femme iranienne et musulmane à obtenir le Prix Nobel de la Paix.
A partir de 1965, elle étudie la jurisprudence à l’Université de Téhéran et passe son diplôme dans le but de devenir magistrate. Elle débute sa carrière au printemps 1969. De 1975 à 1979, elle est présidente d’une section du tribunal de Téhéran.
Après la révolution islamique de 1979, elle est contrainte, comme toutes les femmes de loi, d’abandonner la magistrature. Ce n’est qu’après maintes protestations qu’elle obtient l’autorisation de travailler au sein du tribunal en tant qu’“experte légiste”. Shirin Ebadi trouve que cette privation de travail est intolérable, mais pendant plusieurs années, elle doit limiter ses activités à la publication de livres et d’articles. Ce n’est qu’en 1992 qu’elle obtient l’autorisation d’exercer en tant qu’avocate. Elle ouvre alors son propre cabinet.
En 1994, elle fonde une association non gouvernementale, qu’elle dirige encore aujourd’hui : la Société pour la protection des droits des enfants.
En tant qu’avocate, elle est fréquemment amenée à défendre des dissidents en conflit avec le système judiciaire iranien, qui reste l’un des bastions de l’aile la plus conservatrice du gouvernement, ou à se porter partie civile lors de procès contre des membres des services secrets iraniens.
Actuellement, elle enseigne à l’université de Téhéran et soutient activement des mouvements luttant pour les droits des femmes et des enfants. Elle vit à Téhéran avec son mari et ses deux filles. Récemment, les menaces de mort contre sa propre personne se sont, selon ses propres mots, “intensifiées”.
Publications
History and Documentation of Human Rights in Iran, 2000
The Rights of the Child. A Study of Legal Aspects of Children's Rights in Iran, Teheran, 1994
Iran Awakening: A Memoir of Revolution and Hope, New York 2006
Democracy, human rights, and Islam in modern Iran: Psychological, social and cultural perspectives, Bergen, 2003
Refugee Rights in Iran, Saqi Books, 2008
Lester R. Brown - Ce qu’il faut : Un Changement à la Copernic
En 1543, un astronome polonais, Nicolas Copernic, publia “Sur la Révolution des Sphères Célestes”, dans lequel il contestait la vision que le soleil tourne autour de la terre et défendait au contraire que c’était la terre qui tournait autour du soleil. Avec ce nouveau modèle du système solaire, il fit débuter un large débat parmi les scientifiques, théologiens et autres. Son alternative au modèle Ptolémaïque précédent, dans lequel la terre était au centre de l’univers, entraîna une révolution dans la pensée, une nouvelle vision du monde.
Aujourd’hui, nous avons besoin d’un changement similaire dans notre vision du monde, dans laquelle nous pensons à la relation entre la terre et l’économie. La question d’aujourd’hui n’est pas quelle sphère céleste tourne autour de laquelle mais plutôt si l’environnement fait partie de l’économie ou si l’économie fait partie de l’environnement. Les économistes voient l’environnement comme un sous-ensemble de l’économie. Les écologistes, d’autre part, voient l’économie comme un sous-ensemble de l’environnement.
Telle la vision du système solaire de Ptolémée, la vision des économistes brouille ses efforts pour comprendre notre monde moderne. Cela a créé une économie qui n’est pas synchro avec l’écosystème dont elle dépend.
La théorie économique et les indicateurs économiques n’expliquent pas comment l’économie perturbe et détruit les systèmes naturels de la terre. La théorie économique n’explique pas pourquoi la mer arctique est en train de fondre. Elle n’explique pas pourquoi les prairies deviennent des déserts dans le nord-ouest de la Chine, pourquoi les barrières de corail sont en train de mourir dans le Pacifique sud, ou pourquoi l’industrie de la pêche du colin s’écroule à Terre-neuve. Cela n’explique pas non plus pourquoi nous sommes au tout début de la plus grande extinction de plantes et animaux depuis que les dinosaures ont disparu il y a environ 65 millions d’années. Quand même, l’économie est essentielle pour mesurer le coût de tous ces excès pour la société.
On peut trouver des preuves que l’économie est en conflit avec les systèmes naturels de la terre dans les rapports d’informations quotidiens de faillite de pêcheries, le recul de la forêt, l’érosion des sols, la détérioration des prairies, l’expansion des déserts, l’augmentation du dioxyde de carbone atmosphérique, les tableaux de précipitations, l’augmentation des températures, les orages plus violents, la fonte des glaciers, l’augmentation du niveau de la mer, la mort des récifs de coraux et la disparition d’espèces. Ces tendances, qui démontrent une relation extrêmement étroite entre l’économie et l’écosystème terre, conduisent à une limite de croissance économique. A un certain stade, cela pourrait bouleverser les forces mondiales de progrès, entraînant un déclin économique.
Ces tendances incroyablement visibles indiquent que si l’opération sur le sous-système, l’économie, n’est pas compatible avec le bien-être du plus grand système --l’écosystème terre--au final, les deux souffriront. Les événements récents dans les systèmes économiques et financiers ont permis de réaliser que nous sommes en train de commencer à voir les effets d’une économie qui devient trop grande pour sa base naturelle. Plus l’économie devient importante par rapport à l’écosystème, et plus elle presse les limites naturelles de la terre, rendant plus destructive cette incompatibilité.
Le défi pour notre génération est de renverser ces tendances avant que la détérioration de l’environnement n’entraîne un déclin économique à long terme, comme cela s’est passé pour de nombreuses civilisations auparavant.
Une économie environnementale durable--une éco-économie--nécessite que les principes de l’écologie établissent le schéma de la formulation de la politique économique et que les économistes et écologistes travaillent ensemble pour façonner la nouvelle économie. Les écologistes comprennent que toutes les activités économiques, en fait toute la vie, dépendent de l’écosystème terre --la complexité des espèces individuelles vivant ensemble interagissant chacune avec les autres et avec leur habitat physique. Ces millions d’espèces existent dans un équilibre complexe, tissés de chaînes alimentaires, cycles de nutrition, cycle hydrologique et système climatique. Les économistes savent comment transformer ces objectifs en politique. Les économistes et les écologistes travaillant ensemble peuvent dessiner et construire une éco-économie, une qui puisse soutenir le progrès.
Tout comme la reconnaissance que la terre n’était pas le centre du système solaire fut la base des progrès en astronomie, physique et dans les autres sciences qui y sont liées, de même la reconnaissance que l’économie n’est pas le centre de notre monde crée les conditions pour soutenir le progrès économique durable et améliorer la condition humaine. Après que Copernic ait exposé sa théorie révolutionnaire, il y avait deux visions différentes du monde. Ceux qui considéraient la vision Ptolémaïque du monde voyaient un seul monde, et ceux qui acceptaient la vision de Copernic en voyaient un autre assez différent. C’est la même chose aujourd’hui avec les visions du monde disparates des économistes et des écologistes.
Ces différences entre l’écologie et l’économie sont fondamentales. Par exemple, les écologistes s’inquiètent des limites, tandis que les économistes tendent à ne pas reconnaître de telles contraintes. Les écologistes, qui prennent leurs indicateurs de la nature, pensent en terme de cycles, tandis que les économistes ont plus de chance de penser de façon linéaire ou curvilinéaire. Les économistes ont un grand espoir dans le marché, tandis que les écologistes ne réussissent souvent pas à apprécier le marché de façon adéquate.
Le fossé entre les économistes et les écologistes dans leur perception du monde, alors que le 21ème siècle a commencé, ne peut être plus grand. Les économistes recherchent une croissance sans précédent de l’économie globale et du commerce et de l’investissement international et prévoient un avenir plein de promesses. Ils font remarquer avec une grande fierté l’expansion de l’économie qui a septuplé depuis 1950, en atteignant des rendements de $6 trillions de biens et services à $43 trillions en 2000 et qui a accru les standards de vie à des niveaux jamais rêvés auparavant. Les écologistes ont regardé cette même croissance et ont réalisé que le processus de déstabilisation du climat était le résultat d’avoir brûlé de grandes quantités de carburants fossiles artificiels bon marché. Ils se sont projetés en avant pour voir des vagues de chaleur plus intenses, des orages plus violents, la fonte des calottes de glace et l’élévation du niveau des mers qui va diminuer la surface de terre bien que la population continue à croître. Tandis que les économistes montraient des indicateurs économiques en plein boom, les écologistes montraient une économie qui altérait le climat avec des conséquences impensables.
Les économistes font confiance au marché pour guider leur prise de décision. Ils respectent le marché car il sait allouer les ressources avec une efficacité qu’un organisateur central ne pourra jamais atteindre (les Soviétiques l’apprirent à grands frais). Les écologistes voient le marché avec moins de révérence car ils voient un marché qui ne dit pas la vérité. Par exemple, en achetant un litre d’essence, les clients paient en effet pour obtenir du pétrole provenant du sol, raffiné en essence, et livré à la station de service locale. Mais ils ne paient pas les coûts de santé pour traiter les maladies respiratoires provoquées par la pollution de l’air et les coûts des perturbations sur le climat.
Nous avons créé une économie qui est en conflit avec ses systèmes de soutien, un conflit qui est en train d’amoindrir rapidement le capital nature de la terre, en déplaçant l’économie globale sur une voie environnementale qui va inévitablement entraîner un déclin économique. Cette économie ne peut soutenir les progrès économiques; ça ne peut pas nous mener là où nous le voulons. Tout comme Copernic a du formuler une nouvelle vision du monde astronomique après plusieurs décennies d’observations célestes et de calculs mathématiques, nous devons nous aussi formuler une nouvelle vision économique basée sur plusieurs décennies d’observations et analyses environnementales. Une relation stable entre l’économie et l’écosystème terre est essentielle si le progrès économique doit être durable.
Même si l’idée que l’économie doit être intégrée dans l’écologie peut sembler radicale pour certains, la preuve est en train de se faire que c’est la seule approche qui reflète la réalité. Lorsque les observations ne supportent plus la théorie, il est temps de changer de théorie--ce que l’historien des sciences Thomas Kuhn appelle un changement radical. Si l’économie est un sous-ensemble de l’écosystème terre, la seule formule de politique économique qui réussira est celle qui respecte les principes de l’écologie.
La bonne nouvelle, c’est que les économistes deviennent plus sensibles à l’environnement, reconnaissant la dépendance inhérente de l’économie à l’écosystème terre. Par exemple, 2500 économistes--y compris huit prix Nobel --ont donné leur aval à une taxe sur le carbone pour stabiliser le climat. De plus en plus d’économistes cherchent des voies pour faire dire au marché la vérité écologique.
Le modèle économique industriel existant ne peut soutenir le progrès économique. Dans nos efforts à courte vue pour soutenir l’économie mondiale, telle que structurée aujourd’hui, nous sommes en train d’amoindrir le capital nature de la terre. Nous passons beaucoup plus de temps à nous inquiéter de nos déficits économiques qu’à craindre notre avenir économique à long terme. Les déficits économiques sont ce que nous empruntons les uns aux autres ; les déficits écologiques sont ce que nous prenons aux générations futures.
Biographie sommaire
Le Washington Post a appelé Lester Brown "un des penseurs les plus influents du monde." Le Telegraph of Calcutta le considère “le gourou du mouvement environnemental.” En 1986, le Library of Congress demanda ses notes personnelles car son écriture “a déjà fortement modifié la pensée sur les problèmes de la population mondiale et de ses ressources.”
Brown commença sa carrière en tant que fermier dans le sud du New Jersey durant ses études supérieures. Après avoir obtenu un diplôme en sciences agricoles à l’Université de Rutgers en 1955, il passa six mois dans l’Inde rurale où il devint très familier des problèmes de la nourriture/population. En 1959, Brown rejoignit le Service Agricole Etranger du Département Américain d’Agriculture, en tant que spécialiste international de l’agriculture.
Brown obtint une maîtrise en économie agricole à l’Université du Maryland et dans l’administration publique de Harvard. En 1964, il devint conseiller du Secrétaire à l’Agriculture Orville Freeman pour les politiques agricoles étrangères. Au début de 1969, il quitta le gouvernement pour créer le Conseil de Développement Outre-mer.
En 1974, avec le soutien du Rockefeller Brothers Fund, Lester Brown fonda le Worldwatch Institute, le premier institut de recherche consacré à l’analyse des problèmes environnementaux globaux. Il lança alors le Worldwatch Papers, les rapports annuels State of the World reports, le magazine World Watch, une deuxième publication annuelle appelée Vital Signs: The Trends That are Shaping Our Future, et la série de livres Environmental Alert.
Il reçut de nombreux prix et récompenses, y compris 23 diplômes honoris causa, l’Association MacArthur, le Prix Environnement 1987 des Nations Unies, la Médaille d’Or en 1989 du WWF pour la Nature, et le Prix Planète Bleue 1994 pour ses "contributions exceptionnelles pour résoudre des problèmes globaux d’environnement." Plus récemment, il a reçu la Médaille Présidentielle de l’Italie, le Prix Borgström de l’Académie Royale Suédoise de l’Agriculture et des Forêts, et fut nommé professeur honoraire de l’Académie Chinoise des Sciences.
C’est un des auteurs les plus publiés au monde, il a signé et cosigné 50 livres qui ont été traduits en plus de 40 langues.
En mai 2001, il fonda l’Earth Policy Institute pour fournir une vision et un plan à suivre pour atteindre une économie environnementale durable. En novembre 2001, il publia Eco-Economy: Building an Economy for the Earth, qui était salué par E.O. Wilson comme “un classique instantané”, maintenant disponible pour télécharger et acheter sur www.earthpolicy.org/Books/Eco/index.htm.
Son livre le plus récent est Plan B 3.0: Mobilizing to Save Civilization.
Nous sommes déjà en train de vivre dans deux mondes distincts. Un monde avance par inertie du passé - comme un grand yacht sur la mer -tandis que l'autre monde avance vers l'inconnu - comme un enfant qui s'enfonce dans un bois pour la première fois. Sur les premières pages des quotidiens et sur les journaux télévisés du soir, le premier monde s’est adjugé la part du lion. Une nouvelle crise augmente celles d'hier en Afrique ou au Moyen Orient. Une nouvelle urgence humanitaire outrage la sensibilité d'une société distraite et éloignée. Une guerre remplace l'autre.
Non seulement ces événements se répètent de façon similaire, mais constituent les news du monde, comme nous les offrent les médias. Ce monde d'inertie et de non-changement est trompeur. Bien au-delà des nouvelles portées par la crise, un autre monde est en train de se soulever.
Le premier monde est un bastion solide et semble inexpugnable, même si derrière celui-ci les personnes commencent à ne plus se sentir protégées. Les gens commencent à rêver à un virage de conscience, une révolution qu'il suffit à peine d'évoquer, qui va commencer. Les faits, les événements matériels ne sont autres que la face extérieure de la conscience. Faire seulement attention au monde de l'inertie et du non-changement revient à se prélasser dans une illusion. L'imposante marche annuelle de l'armée soviétique en 1980 sur la Place Rouge ne laissait pas pressentir que le système communiste courait à sa perte. Des armes, des guerres, des désastres écologiques, l'avidité et la corruption effrénée, les villes où les gratte-ciels s'élèvent comme des champignons, un déluge de pesticides et de pollution, des foules de réfugiés qui se déplacent sans patrie et sans destination, des régimes tyranniques qui répandent une violence sans contrôle, les pandèmes: sont le fruit d'une conscience sotte et incapable de résoudre les problèmes qu'elle a elle-même créé.
Heureusement, le second monde - le monde du changement opportun – est juste en train de sauver le premier monde. Ceux qui n'ont rien, ni maison, ni richesses, ni sûreté, sont en train de se soulever et leur quête de prospérité n'est pas supprimable. Le matérialisme a atteint son apogée historique et déclinera ou s'autodétruira à travers une accélération vers la dégradation écologique. Du point de vue du premier monde, il existe des problèmes tellement préoccupants et hors-de-portée, que la réponse des gouvernements a été ou de détourner le regard, ou de mettre en place des réformes plus que symboliques. De la perspective du second monde, il n'est pas surprenant que les gouvernements soient bloqués, parce qu'on ne peut pas attendre des politiques qui ont causé le dépouillement de la Terre qu'ils la régénèrent aujourd'hui, quelque que soit ce qui est décidé de faire ou de ne pas faire.
Parmi leur grand nombre de points-clé, Ervin Laszlo et Marco Roveda déclarent qu'il est indispensable de trouver une nouvelle façon d'être heureux. Pour moi, ce point-là est le point le plus profond et le plus saillant. Quand une femme au foyer américaine se met au volant de sa voiture en direction du supermarché, c'est pour acheter une nourriture raffinée et jugée brillamment empaquetée, elle sort sa poubelle et vaporise un spray insecticide pour tuer les aphidius des roses du jardin, aucune de ses actions ne lui semble destructrices -elle est simplement en train d'accomplir des gestes ordinaires qui font partie de sa recherche du bonheur. Mais un bonheur basé sur les déchets, les substances toxiques, les fossiles combustibles et la tendance à une consommation immodérée - le paradis qui a été préfiguré à la fin de la seconde Guerre mondiale - est insoutenable.
Nous pouvons encore nous permettre les forces militaires massives qui servent à faire taire les 90 pour cent de l'humanité de manière à ce que les 10 pour cent privilégiés puisse répandre la vision du monde actuelle. Mais, ceci clarifié, l'avenir semble terrible. C'est pour cela que ce e-book arrive comme un réconfort, pour un changement conscient qui aille au-delà de la superficialité du pessimisme ou de l'optimisme, et qui propose en revanche une nouvelle manière de rechercher le bonheur.
Le monde désuet du matérialisme va sans aucun doute de plus en plus vers le malheur, à travers la pollution, le surpeuplement, le manque de nourriture et d'eau, la perte des habitats naturels: un pourcentage important de la population mondiale expérimente déjà ces pénuries. Un changement opportun par le biais d'un tournant de conscience peut nous porter vers un nouveau modèle de bonheur basé sur les principes de la plus haute conscience.
Nous parlons ici d'un nouveau monde à construire sur la réalisation intérieure. Un monde semblable est possible, comme le montre ce e-book, et il est déjà en effet en train de naître dans les cœurs de millions de personnes.
Deepak Chopra
Brève biographie
Dès le début des années ‘80, Deepak Chopra, diplômé de Médecine, a combiné avec succès ses croyances personnelles en tant qu'endocrinologue avec l'exploration des processus de guérison - un modèle qu'il a lui-même baptisé "Quantum Healing". En 1984, il contribue de manière décisive à la diffusion de la médecine ayurvédique aux États-Unis, et il est également le président de l'American Association of Ayurvedic Medicine.
La grandeur de son message se base sur la recherche d'un dialogue possible entre les cultures thérapeutiques, dans la détermination de traitements communs entre anciennes sagesses et ressources modernes. Un modèle non seulement applicable à la santé, mais aussi à la société.
Sur ce point, il est appelé à organiser des conférences dans le monde entier, au sein des plus grands organismes que ce soit l'Oms de Genève, l'Onu, la London's Royal Society of Medicine et un grand nombre d'instituts médicaux américains. Il apparaît à l'inauguration du State of the World Forum en tant que modérateur, avec des hôtes tels que Mikhail Gorbachev et Oscar Arias, ancien président du Costa Rica et prix Nobel de la Paix. Le magazine "Esquire" le nomme un des meilleurs annonceurs motivationnels de l'Amérique; il reçoit en 1995 avec Nelson Mandela, le prix Toastmasters International Top Five Outstanding Speakers et, tout de suite après, l'Einstein Award de l'Albert Einstein College of Medicine en collaboration avec l'American Journal of Psychotherapy. Depuis 2005 il est Seniors Scientist au sein de la Gallup Organization.
Il est également célèbre comme auteur prolifique de plus de 50 livres et de plus de 100 œuvres audiovisuelles, traduits en 35 langues. Le livre Peace Is the Way (Harmony Books) a reçu le Quill Award , The Book of Secrets: Unlocking the Hidden Dimensions of your Life a reçu le Nautilus Award. Parmi ses besteseller, The Spontaneous Fulfillment of Desire: Harnessing the Infini Power of Coincidence; Buddha: Au Story of Enlightenment; The Chopra Center Herbal Handbook: Forty Natural Prescriptions for Perfect Health. Chopra est le protagoniste récurrent de programmes diffusés par la télévision de la PBS.
Il est aujourd'hui le fondateur du Chopra Center for Wellbeing à Carlsbad, en Californie. Ce centre est une plateforme pour l'expansion concrète de son approche à la guérison qui complète les excellentes performances de médicament occidental avec les médicaments traditionnels et naturels.
Avec Oscar Arias, Betty Williams et bien d'autres encore, Chopra est le directeur-fondateur et président de l'Alliance for a New Humanity, qui vise à créer une "masse critique" de conscience dans le monde afin d'obtenir une justice sociale, liberté économique, équilibre écologique et solution aux conflits.
Fritjof Capra - Le Tao du développement durable
J’ai à peine publié un nouveau livre sur Léonard De Vinci, un penseur qui a développé une science de formes organiques, de schémas de relations, de processus, une science de qualité. Dans le livre précédent, j’offrais un résumé de sa méthode, sa vie, ses conquêtes scientifiques ; ici je vais plus en profondeur dans une discipline, la Botanique, pour décrire exactement les principales idées de cette science de qualité.
Pour Léonard, la vie est au cœur de la science. Il y a de nombreux livres sur la science léonardesque, mais celui-ci, je peux le dire, personne ne l’a dit avant moi, est vraiment une découverte que j’ai fait. Au fond, Léonard se demande toujours “qu’est-ce que la vie”, le mystère de la vie, la nature de la vie ; quand il parle de l’eau, il en parle comme la matrice de la vie, du nutriment (et nous savons aujourd’hui qu’il en est ainsi pour les cellules) Quand il parle des roches, modelées par l’eau, il en parle comme des os de la Terre, qui est un système vivant. Quand il parle des plantes, il en étudie la morphologie, la forme, les processus métaboliques sous-jacents…
La science de Léonard est importante pour les temps dans lesquels nous vivons, pour de nombreuses raisons. Une en est que Léonard fut un penseur systémique. Il pensait en termes de relations, de contexte, de processus. “Comprendre” quelque chose, pour lui, voulait toujours dire “relier” ce quelque chose à d’autres phénomènes, dans d’autres disciplines.
C’est justement ce dont nous avons besoin aujourd’hui, car nos sciences sont fragmentées, incapables d’affronter les problèmes que nous avons.
En ce moment historique, dans une vision contextuelle, il faut un changement. Nous sommes en train de le vivre. Un changement énorme. Car nous affrontons un énorme défi : peut-être que nous n’y arriverons pas. Il y a de bons arguments selon lesquels l’humanité pourrait ne pas résister dans les cinquante prochaines années.
Je me suis énormément intéressé au thème du changement, j’ai écrit des livres sur ce sujet.
Dans un moment de crise financière et économique, il est très important de reconnaître que les banques ne sont plus au centre de l’économie. C’est le bien-être humain qui doit être au centre de l’économie, et la base doit être la Terre, l’écologie.
Nous, au contraire, nous avons une économie “banque-centrique”. Une journaliste américaine, Arianna Huffington, qui dirige un journal online très visité, soutient qu’aujourd’hui c’est comme si nous nous trouvions dans l’ancien système ptolémaïque dans lequel tout tourne autour d’une conception erronée, et où l’on dépense des hyperboles très compliquées pour justifier ce système. Mais ce qui est faux est la cosmologie. Aujourd’hui, on veut sauver l’économie et on se concentre sur les banques, mais ce n’est pas l’économie qui tourne autour des banques, ce sont les banques qui doivent servir l’économie, les gens.
Je pense qu’à partir des années Soixante, nous nous sommes lassés du matérialisme exagéré, du consommisme, d’une vie sans autres valeurs que la consommation, sans spiritualité. En effet, c’est justement dans les années Soixante qu’est partie cette vague d’intérêt pour le yoga, la méditation, les philosophies orientales. Dans les années Soixante sont arrivés le féminisme et l’écologisme, thèmes porteurs d’une vie alternative. Nous avons découvert une communauté alternative qui en Amérique s’est appelée “contreculture”, au début. Et cette communauté alternative s’est ensuite développée en ce que nous voyons aujourd’hui dans la société civile globale, avec tous les sites et les liaisons électroniques, qui dérive par idéologie de cette communauté des années Soixante.
Là, nous avons découvert que la vie de relation est la vie qui peut nous donner la plus grande satisfaction.
C’est la prise de conscience que nous ne sommes pas seuls, dans le monde, que nous sommes tous entremêlés, tous reliés, qui commence tout d’abord à changer. La métaphore centrale de la société globale est le réseau. Quand j’enseigne aux enfants que le réseau est le schéma d’organisation principal des systèmes vivants, je trouve ça très facile. Ils sont nés avec Internet, les téléphones portables, Facebook… ce sont des réseaux: ils savent que nous sommes dans des réseaux sociaux. Dans les écosystèmes, c’est la même chose. Ce sont des communautés de plantes, animaux, microorganismes organisés en réseaux.
Quand j’enseigne, dans mon organisation de formation écologique, le Center for Ecoliteracy de Berkeley, en Californie, je définit une liaison entre les communautés écologiques et les communautés humaines. C’est en effet un peu le même concept que le “network”: le réseau social est une dénomination scientifique de ce que nous appelons communauté dans la vie de tous les jours.
Donc, que pouvons-nous faire pour être vraiment satisfaits, pour être heureux? Etre avec les amis. Aller se balader dans la nature. Manger un bon plat en bonne compagnie … E toutes ces choses coûtent peu ou rien. Parce que ce sont les plaisirs de vivre en relation. Dans une communauté.
Nous appartenions déjà à une communauté. Quand je me suis rendu à un symposium des prix Nobel sur le climat, à Londres, j’ai rencontré Wangari Maathai, un prix Nobel africain, fondatrice du Green Belt Movement, très célèbre. Je ne la connaissais pas personnellement. Nous nous sommes assis l’un à côté de l’autre, au dîner, et nous savions déjà ce que pensait l’autre.
Nous faisons partie de la communauté du développement durable. Et nous devons l’élargir. Nous devons communiquer aux autres que nous sommes bien, que nous sommes heureux. Nous travaillons beaucoup, c’est vrai, parce qu’il y a à faire, mais nous nous réalisons beaucoup, nous sommes gratifiés.
Nous devons faire comprendre aux gens que quand on vit en développement durable, on vit bien. Ce ne sont pas les objets qui symbolisent le pouvoir, la richesse. Ce sont les relations. J’ai une voiture, une Prius hybride, mais je vais aussi à bicyclette, à pied, je m’organise pour travailler à la maison. Et je vis très bien, avec les amis, en communauté, sans consommations disproportionnées. Si on me demandait aujourd’hui d’indiquer un expert dans un quelconque domaine, avec deux ou trois e-mail, en une heure, je pourrais répondre : parce que je fais partie d’un réseau global. C’est ça notre pouvoir.
Brève biographie
Diplômé en physique à l’Université de Vienne, chercheur dans le domaine de la physique des hautes énergies, Fritjof Capra a été le premier à explorer les liens entre science, implications philosophiques et matrices de savoir ancien.
C’est l’auteur du Tao de la physique (1975). Le livre s’est vendu à un million d’exemplaire et au travers de copies dans le monde entier, a été traduit en plus de vingt-quatre langues.
C’est l’homme qui a lu un texte chinois de 1200 d.C. en y entrevoyant une explication du bootstrap quantique.
C’est l’homme qui a comparé les écrits de Oppenheimer avec ceux des Upanisad (les livres indiens les plus anciens du monde).
C’est le penseur qui, il y a trente ans (Le moment décisif, 1982) a préconisé l’arrivée de l’actuelle crise énergétique, l’hyperbole de l’époque des combustibles fossiles. Et il a déduit de la rigidité des structures sociales et des valeurs l’émergence de « nouveaux modèles d’évolution culturelle ».
Le Tao de la physique. Le moment décisif. Le réseau de la vie et La science de la vie: après avoir imprimé un livre tous les huit ans, chacun fondamental, basilaire, historique, au cours des dernières années il s’est consacré à des nouvelles rêveries culturelles. Il a fondé le « Center for Ecoliteracy » à Berkeley en Californie, s’est consacré à expliquer aux enfants les cycles de la nature à travers la culture de potagers scolaires (Ecoalphabet, 2006) et a revisité le génie de Léonard De Vinci en tant que pionnier de l’holisme (avec les volumes « La Science de Léonard, 2007 », et avec « La Botanique de Léonard », à peine sorti de presse par Aboca).
Bibliographie:
Le Tao de la physique, Adelphi, 1982 (The Tao of physics, 1975)
Le moment décisif, Feltrinelli, 1984, (The turning point, 1982)
Le réseau de la vie, Rizzoli, 2001,
La science de la vie, Rizzoli, 2002
La science universelle. Art et nature dans le génie de Léonard, Rizzoli, 2007
Ecoalphabet, Impression alternative, 2007 a Impatto Zero®
La botanique de Léonard, Aboca, 2009
Steve Killelea - Le changement global vers la paix
L’humanité est en train d’affronter un des plus grands défis de son histoire: économique, environnemental, social et financier. Après tout, ces changements tumultueux nous offrent une opportunité unique pour reconsidérer et redéfinir les questions qui sont essentielles à notre survie, telle que la paix.
Au cours des vingt dernières années, l’humanité est entrée dans une nouvelle ère de son histoire. Ceci a été conditionné par la convergence de nombreux facteurs. Des barrières environnementales limites ont désormais été atteintes, et ce sur de nombreux fronts. La population devrait atteindre 7 milliards d’ici quelques années et dans de nombreux endroits du monde, elle est déjà à sa capacité maximale. La technologie alimente le changement à une vitesse toujours plus rapide qui soutient sous de nombreux aspects la croissance de la globalisation. Le monde est relié d’une façon qui était inimaginable il y a à peine cinquante ans. Les guerres ne sont plus économiquement viables et les changements sont si rapides que les pays luttent pour maintenir les ramifications légales et sociales. Même notre langage est en train de changer, en incorporant chaque jour de nouveaux mots pour décrire notre réalité en changement. Nos notions et concepts de paix changent aussi en même temps.
Les défis globaux appellent des solutions globales et ces solutions demandent de la coopération sur une échelle jamais atteinte dans l’histoire de l’humanité. La paix est une caractéristique essentielle car sans paix, nous ne serons pas capables d’atteindre des niveaux de coopération, d’entité et d’équité sociale nécessaire pour résoudre ces défis, sans oublier le renforcement des institutions internationales nécessaires pour les affronter.
La paix est l’élément central si l’on veut être capable de gérer ces nombreux différents défis, parce que la paix crée simplement l’environnement optimal dans lequel prennent place les autres activités qui contribuent à la croissance humaine. Dans ce sens, la paix est un facilitateur en aidant les travailleurs à produire, les hommes d’affaire à vendre, les entrepreneurs et les scientifiques à innover et les gouvernements à réguler.
Mais si la paix est un pré requis essentiel pour résoudre nos défis de développement durable et pour améliorer notre bien-être économique et social, avoir une bonne compréhension de la paix est essentiel. Ceci pose la question « savons-nous bien ce qu’est la paix? ». Il y a cinquante ans, les études sur la paix n’existaient pas. Aujourd’hui, il y a des centres sur la paix et les conflits dans de nombreuses grandes universités partout dans le monde. Au cours du dernier siècle, nous sommes passés des départements de guerre aux départements de défense et nous voyons maintenant l’émergence d’organisations qui font campagne pour la création de départements de paix. Bien que ces changements soient bénéfiques pour améliorer notre compréhension de la paix, la paix n’est pas encore devenue un argument des principales disciplines académiques, de même qu’il n’y a pas d’approche concertée à l’étude croisée de la paix. Il n’y a pas de cours sur la littérature de la paix dans aucun département de Littérature des plus grandes universités bien qu’il y ait des travaux approfondis sur la paix. De façon similaire, il n’y a pas de chaire d’Economie de la Paix dans les plus grandes facultés bien que la plupart des hommes d’affaire pensent que leurs marchés croissent avec la paix et que leurs coûts diminuent en présence de pays en paix.
La guerre et la violence ne sont pas inévitables. Toutes les sociétés humaines ont développés des mécanismes pour contrer les conflits improductifs et fournir un environnement favorable au développement humain. C’est une partie essentielle de notre nature humaine. Comme la globalisation touche toute l’humanité, nous avons maintenant besoin d’étendre ces besoins pour être globalement unis et créer un monde en paix de façon à s’occuper des choses qui comptent vraiment. Le gouvernement global devient clé, mais aujourd’hui il n’y a pas d’institutions globales adaptées qui pourraient agir dans les meilleurs intérêts de l’humanité. Les institutions globales qui existent aujourd’hui consistent généralement en des membres représentant un intérêt spécifique propre tel qu’un état.
En 2009, avec la crise économique ayant un impact sur la plupart des sociétés, la paix globale a pour le moment été évincée. Par contre, contrairement à la croyance populaire, le monde dans les vingt dernières années est devenu plus pacifique. La fréquence et la létalité des guerres ont décliné depuis la fin de la Guerre Froide en 1991.
Depuis 1990, de nombreuses guerres qui avaient démarrées se sont terminées et le nombre des négociations a fortement augmenté.
Au cours de l’histoire, la paix a été un des concepts les plus importants bien que l’étude de la paix soit récente, que sa valeur pour la société n’est pas encore bien comprise et qu’elle dispose aussi de peu de fonds. Ces questions sont corrélées mais l’importance de la paix dans une société globale où les plus grands défis du siècle nécessitent une coopération internationale à échelle sans parallèle dans notre histoire veut dire que la paix est un élément central pour être capable de gérer un meilleur futur.
La paix est donc le pré requis pour la survie de la société telle que nous la connaissons au 21ème siècle. C’est le changement de monde qui doit se produire si nous espérons nous attaquer à nos nombreux défis globaux.
Steve Killelea
1 While in 1990 the world was engaged in 56 wars, in 2007 the total number of wars had declined to 34 and in 2005 there were 21,765 battle deaths, 5 times less the number of deaths in 2000. Source: The State of the World Atlas, eight edition, Dan Smith.
Brève biographie
Steve Killelea est un entrepreneur accompli en high technology business development et au premier rang d’activités philanthropiques ayant pour objectif le développement durable et la paix.
Après avoir construit avec succès deux sociétés internationales de logiciels: « Software Products » qui s’est retrouvé cotée au NASDAQ et « Integrated Research Ltd », une société australienne cotée publiquement (ASX:IRI), Steve décida de consacrer la plus grande partie de son temps et de son argent au développement durable et à la paix.
En 2000, Steve créa sa propre fondation, « The Charitable Foundation (TCF) », qui se spécialisa dans le travail avec les communautés les plus pauvres du monde. TCF est une des plus grandes organisations privées d’aide à l’étranger de l’Australie. Elle a pour but de faire des interventions de changement de vie touchant le plus grand nombre de personnes possible, en particulier les plus pauvres d’entre les pauvres. TCF est active en Afrique de l’Est et Centrale et dans certaines régions d’Asie. Steve les visite régulièrement et est impliqué dans les projets qu’il subside. TCF supporte des projets qui offrent un avenir durable pour la communauté tels que l’eau potable, les habitations, le développement agricole et la suppression de la famine.
Steve est aussi le Fondateur du « Global Peace Index », le premier vrai outil pour mesurer le degré de paix dans les nations et pour identifier les corrélations de paix. Avec les données récoltées et collationnées par l’ « Economist Intelligence Unit », le GPI a entraîné un débat dans les gouvernements, les médias et les milieux universitaires partout dans le monde. Le « Global Peace Index » est maintenant considéré comme le point de référence pour mesurer la tranquillité des pays.
La dernière initiative de Steve, l’ « Institute for Economics and Peace », est spécialisé dans les liens entre les affaires, la paix et l’économie. L’Institute est un institut de recherche indépendant no profit destiné à transmettre à la communauté universitaire, à la société civile, au secteur privé, aux institutions internationales et aux gouvernements les connaissances pour utiliser la paix de façon proactive pour atteindre leurs buts souhaités.
Avec le réalisateur australien Tim Wise, Steve créa « One Tree Films », dont la mission est de produire des documentaires et d’autres formes de média (y compris les vidéos online) qui sont fort ciblés sur les problèmes sociaux. La première production « Soldiers of Peace » est un film documentaire narré par Michael Douglas, illustrant les relations entre les actes d’héroïsme individuels et les changements systématiques nécessaires, si nous voulons arriver à un monde en paix. Le film a reçu une récompense internationale et a remporté de nombreux prix y compris le « Angel Film Award » au Festival International de Monaco 2008, le « Golden Ace Award for Superior and Outstanding Film Making » au dernier Festival International du Film à Las Vegas en 2009 et le « Club of Budapest Worldshift Ethic Film Award ».
Actuellement, Steve siège dans de nombreux Conseils tels que l’ « Alliance for Peacebuilding » et le « OECD’s Global Project on Measuring Progress of Societies » et est un Mandataire International du Conseil Mondial des Religions pour la Paix.
Durant sa carrière, Steve a été reconnu par de nombreuses récompenses, telles que :
-AIIA Australian Exporter of the Year-1998, 2003
-Consensus Awards -2001, 2003, 2006
-AIIA -Minister’s Award for Excellence-2003
-ASOCIO Asian ICT Association Award-2003
L’année dernière, Steve a reçu la prestigieuse récompense « Priyadarshini Global Award » pour sa précieuse contribution pour la société ainsi que le « Phelophepa Award for Excellence » de la part de l’Archevêque Desmond Tutu pour son engagement et ses contributions pour le développement de l’Afrique.
Barack Obama a annoncé, ces derniers jours, des "temps très durs." Mais il a également ajouté que "nous devons avant tout être honnêtes avec nous-mêmes, il y a un temps où il suffit de repeindre la maison et un temps où il faut en reconstruire les fondations." Une affirmation impopulaire et malvenue de la part de ce côté de l'océan [en Europe], et en particulier dans mon Pays, l'Italie, où toute l'attention et la tension est concentrée à "repeindre la maison", à encourager la consommation pour relancer l'économie et pour reconstituer le status quo ante, afin d'éviter l'effondrement de l'économie et pour pallier le niveau de chômage.
Une logique qui semblerait implacable, une sorte de tautologie indiscutable, combinée aux rappels à la confiance quand les Italiens n'ont pas encore compris pourquoi et à cause de qui, ils se trouvent dans une situation de crise aussi dramatique.
On laisse déjà entendre que des jours meilleurs arriveront très vite : peut-être alors pourra-t-on se consacrer aux aspects structuraux. La logique du primum vivere apparaît désormais la seule voie à suivre et on note une intolérance vis-à-vis de ceux qui soutiennent qu'on sort structurellement de la crise uniquement en adoptant une nouvelle stratégie de pensée.
Obama a fait suivre à ses déclarations une manœuvre exemplaire, fortement contrastée en outre par de puissants lobbys : 120 milliards de dollars pour les énergies renouvelables, pendant que chez nous le retour au nucléaire a pris des airs de triomphe ; réduction des émissions de CO2 de 14 % d'ici à 2020; forte limitation des dépenses en armement et renflouement du déficit grâce à la réduction des dépenses de guerre en Iraq et en Afghanistan; augmentation des impôts des plus riches, capital gain et dividendes; un service de santé accessible à tous.
Ce dernier est certainement la mesure la plus radicale dans une société qui a toujours orgueilleusement choisi de recourir à l'économie de marché même dans les zones où, en Europe, il est à la charge du Welfare State.
À quoi sert de reconstruire les fondations du système appelé Pays et se projeter dans le futur - si cela ne semble pas faire partie des projets et encore mois de la sensibilité de ceux qui nous gouvernent. Pour dire la vérité, c'est la même chose pour l'opposition.
La perception que cette crise confirme qu'une période historique est sur le point de se finir et qu'il est nécessaire d'en sortir d'une autre manière que par le passé est inexistante. Que croissance économique et bien-être social ne sont plus liés intrinsèquement et vont par contre dans des directions opposées. Que "bien-avoir" et "bien-être" [jeu de mots en italien avec les mots essere/benessere] ne sont pas synonymes.
Il ne suffit donc pas seulement d'établir de nouvelles règles pour retrouver la stabilité après une crise aussi grave.
J'ai participé récemment à une table ronde organisée par le Ministre Jules Tremonti, avec la participation des représentants les plus influents du monde de la finance, et je n'ai entendu, avec un dépit croissant, parler seulement de règles et de nouveaux systèmes de gouvernement.
Il y n'a pas conscience que nous entrons dans une ère où les nouveaux modes de production, la déferlante de nouvelles technologies dressent des nouveaux décors. Mais, surtout, où les menaces sur l'écosystème sont la priorité absolue et où le bien-être ne consiste plus en l'accumulation sans fin de richesses matérielles.
Il y n'a aucune vocation paupéristique, qui ne me soit totalement étrangère, dans ces affirmations. Seulement le fait que la religion du développement illimité, de la multiplication continue des consommations- qui au point où elle en est, est devenue une action collective, condamne - signifie seulement, dans la métaphore du président américain, le fait de repeindre la façade du bâtiment sans s'apercevoir qu'il est en train de s'écrouler. Que les dégâts subits par l'environnement, le réchauffement de la planète, les dangers d'une agriculture intensive et l'atteinte à la biodiversité sont en train de produire, pour utiliser un terme cher aux économistes, des externalités de plus en plus graves auxquelles il n'existe plus de remède. Qu'il existe des zones nécessiteuses de plus en plus vastes pour lesquelles le marché, comme actuellement configuré, ne fournit pas de solution alors qu'elles pourraient constituer d'excellentes opportunités productives pour une industrie qui stagne, au lieu de remplir les habitations de produits dont la nécessité est de moins en moins justifiable, il faudrait accélérer le processus désormais paroxystique de substitution à l'aide d'une obsolescence planifiée ou avec des innovations qui n'engendrent aucun bénéfice.
Les effets dramatiques de cette crise sur le chômage sont bien connus, tout comme les problèmes réels des familles à bas revenu pour lesquelles l'accès aux biens de consommation est encore une conquête. Mais en endosser la responsabilité ne doit pas servir d'alibi pour ne pas voir que l'interprétation actuelle de l'économie et l'actuelle manière de vivre appartiennent désormais au passé.
Giampaolo Fabris
Brève biographie
Il est le Président d'Episteme Srl. Il assume, en outre, la charge de professeur titulaire de Sociologie des Consommations, la première Chaire existante dans cette matière en Italie, et de Président du Cours de Licence en Sciences de la Communication à l'Université Vie-Santé San Raffaele.
Il a enseigné à l'Université de Turin, à Ca' Foscari à Venise, à l'IULM à Milan et à l'Université de Sociologie de l'Université de Trente. Il fut Président pour un quinquennat du Triennale de Milan.
Il collabore avec un grand nombre de quotidiens et magazines italiens et étrangers. Il est éditorialiste d'Affari&Finanza La Repubblica où il s'occupe de la rubrique" Consommations" Il est considéré, à l'échelle internationale, comme un des plus grands experts dans l'étude du consommateur et de la marque.
Voici ses œuvres les plus significatives:
-Le ricerche motivazionali (Etas Kompass); -Il comportamento del consumatore (Franco Angeli); -Il comportamento politico degli italiani (Franco Angeli); -La comunicazione pubblicitaria (Etas Kompass); -Sociologia dei consumi (Hoepli) -Le otto Italie (con V. Mortara, Mondatori); -Il mito del sesso (Mondatori); -Sociologia delle comunicazioni di massa (Franco Angeli); -La pubblicità: teorie e prassi (Franco Angeli); -Amore e sesso al tempo di internet (Franco Angeli); -Consumatore&Mercato: le nuove regole (Sperling & Kupfer); -Il nuovo consumatore: verso il postmoderno (Franco Angeli); -La comunicazione d’impresa (Sperling & Kupfer); -Valore e Valori della marca (Franco Angeli); -Nuove identità nuovi consumi (Il Sole 24 Ore); -Societing (Egea)
Paul Hawken -
Vous allez découvrir ce que signifie être un être humain sur la terre au moment où tous les systèmes vivants sont en train de dégénérer et où la vitesse du déclin s’accélère. C’est une situation incroyable! Mais aucun article publié au cours des trente dernières années ne peut nier cette affirmation. Fondamentalement, la civilisation a besoin d’un nouveau système opérationnel dans lequel vous êtes les programmateurs, et on en a besoin de ce programme d’ici à quelques dizaines d’années.
Cette planète nous a été livre avec une série d’instructions, mais il semble que nous les ayons mal utilisées. Des règles importantes, telles que ne pas empoisonner les eaux, la terre ou l’air, ne pas permettre la surpopulation de la terre et ne pas toucher au thermostat, ont été enfreintes. Buckminster Fuller a dit que l’astronef terre a été conçue de façon si ingénieuse que personne n’a la moindre idée que nous sommes tous en train de voler à travers l’univers à un million de milles à l’heure sans devoir boucler la ceinture de sécurité, sans problème de places et avec de la nourriture vraiment bonne. Mais tout ceci est en train de changer.
La Terre est en recrutement. La terre ne pourrait pas se permettre de nous envoyer des recruteurs ou des limousines. Elle envoie la pluie, les couchers de soleil, les cerises mures, du lilas de nuit et cette merveilleuse personne que vous fréquentez. Comprenez-moi bien. Voici la proposition: oublions que la tâche de sauver la planète n’est pas possible dans le délai imparti. Ne nous laissons pas décourager par les gens qui savent que ce n’est pas possible. Faisons ce qui doit être fait, et contrôlons si c’était impossible seulement après l’avoir fait.
Quand ils me demandent si je suis pessimiste ou optimiste pour l’avenir, ma réponse est toujours la même: si l’on regarde la science en se concentrant sur ce qui est en train de se produire sur la terre et que l’on n’est pas pessimiste, on ne comprend pas les faits. Mais si l’on rencontre des personnes qui travaillent pour assainir cette terre et les vies des pauvres et que l’on n’est pas optimiste, on n’a pas la bonne attitude pour comprendre. Ce que je vois partout dans le monde, ce sont des personnes qui veulent affronter le désespoir, le pouvoir et les incalculables difficultés pour restituer un semblant de grâce, justice et beauté à ce monde. La poétesse Adrienne Rich a écrit: « Tant de choses ont été détruites que j’ai fait le choix de rejoindre ceux qui, jour après jour, patiemment, avec peu de moyens, reconstruisent le monde ”. Il ne pourrait pas y avoir de réparer le monde et cela se passe dans les classes, les fermes, les jungles, les villages, les campus, les sociétés, les camps de réfugiés, les déserts, les industries de la pêche et dans les quartiers pauvres.
Il y a énormément de personnes qui font cela. Personne n’a idée de combien de groupes et organisations travaillent sur les questions actuelles les plus critiques: changement climatique, droits de l’homme et beaucoup d’autre. Il s’agit du plus grand mouvement que le monde ait jamais connu. Plutôt que le contrôle, il cherche la connexion. Plutôt que la domination, il s’efforce de dissiper la concentration du pouvoir. Comme Mercy Corps, il travaille dans l’ombre et réalise le gros oeuvre. Tellement grand que personne ne sait quelle est la vraie taille de ce mouvement. Il donne espoir, aide et un sens à des milliards de personnes dans le monde. Son pouvoir réside dans l’idée, non dans la force. Il est constitué d’enseignants, enfants, paysans, hommes d’affaire, rappeurs, agriculteurs biologiques, religieuses, artistes, fonctionnaires, pêcheurs, ingénieurs, étudiants, écrivains incorrigibles, musulmans en pleurs, mères préoccupées, poètes, médecins sans frontières, chrétiens en deuil, musiciens de rue, le Président des Etats Unis d’Amérique et, comme dirait l’écrivain David James Duncan, le Créateur, Celui qui nous aime tant.
Il y a un enseignement rabbinique qui raconte que si le monde finit et que le Messie arrive, il faut tout d’abord planter un arbre et voir ensuite si l’histoire est vraie. L’inspiration ne se recueille pas à partir des litanies de ce qui peut survenir; elle réside dans la volonté humaine de rétablir, réparer, réformer, reconstruire, récupérer, ré-imaginer et reconsidérer: “Un jour, vous avez finalement su ce que vous deviez faire et vous avez commencé même si les voix autour de vous continuaient à hurler leurs mauvaises suggestions” est la description qu’a faite la poétesse Mary Oliver de la transition menant du monde des profanes à un sens profond de connectivité au monde vivant.
Des millions de personnes travaillent dans l’intérêt des étrangers, même si habituellement les informations du soir parlent de la mort des étrangers. Cette amabilité des étrangers a des origines religieuses, voire mythiques, et plonge ses propres racines dans le dix-huitième siècle en particulier. Les abolitionnistes furent les premières personnes à créer un mouvement national et global pour défendre les droits de ceux qu’ils ne connaissaient pas. Les fondateurs de ce mouvement étaient pour la plupart des inconnus – Granville Sharp, Thomas Clarkson, Josiah Wedgwood- et leur but était en apparence ridicule: à cette époque, trois personnes sur quatre étaient esclave. Mettre en esclavage, c’est ce que les êtres humains ont fait pendant des siècles. Et le mouvement abolitionniste fut accueilli avec incrédulité. Les porte-parole des conservateurs ont ridiculisé les abolitionnistes en les traitant de libéraux, progressistes, pseudo-bienfaiteurs, fouineurs et activistes. On disait qu’ils auraient ruiné l’économie et conduit l’Angleterre à la pauvreté. Mais pour la première fois dans l’histoire, un groupe de personnes s’est organisé pour aider des inconnus, desquels ils n’auraient reçu aucun bénéfice direct ou indirect. Et aujourd’hui, des millions de personnes le font de la même manière. Nous parlons du monde du no profit, de la société civile, des écoles, de l’entreprenariat social, des organisations non gouvernementales et des sociétés qui mettent le social et la justice environnementale en tête de leurs finalités stratégiques. Le but et l’entité de cet effort n’ont pas d’équivalent dans l’histoire.
Le monde vivant n’est pas « en dehors » quelque part, mais dans notre cœur. Que connaissons-nous de la vie ? Selon les mots de la biologiste Janine Benyus, la vie créé les conditions qui sont favorables à la vie. Je ne peux pas penser à une meilleure devise pour une future économie. Nous avons de dizaines de milliers de maisons abandonnées et des dizaines de milliers de personnes sans abris. Nous avons des banquiers qui ont échoué qui conseillent des gouvernants qui ont échoué sur la façon de récupérer des actifs perdus. Pensez à cela : nous sommes la seule espèce sur cette planète qui ne connaisse pas le plein emploi. Bravo. Génial. Nous avons une économie qui nous dit qu’il est moins coûteux de détruire la terre que de la renouveler, la restaurer, et la maintenir en vie. On peut imprimer des billets pour renflouer une banque mais on ne peut pas imprimer la vie pour renflouer la planète. En ce moment nous sommes en train de voler l’avenir pour le vendre au présent, et nous appelons cela le PIB. Nous pouvons tout aussi facilement avoir une économie qui permettrait de guérir le futur au lieu de le voler. Nous pouvons tout aussi bien créer des atouts pour le futur ou prendre les atouts du futur. L’un est appelé la restauration, l’autre, l’exploitation. Et chaque fois que l’on exploite la terre, on exploite les gens et on provoque des souffrances indicibles. Travailler pour la Terre n’est pas un moyen de devenir riche mais un moyen d’être riche intérieurement
La première cellule vivante est née il y a environ 4 milliards d’années et ses descendants directs se trouvent dans le sang qui coule dans nos veines. En cet instant, nous sommes littéralement en train de respirer des molécules qui ont été inhalées par Moïse, Mère Térésa, Bono. Nous sommes complètement interconnectés. Nos destins sont inséparables. Nous sommes ici car le rêve de chaque cellule est de devenir deux cellules. Et les rêves se réalisent. En chacun de nous, il y a un quadrillion (1 000 000 puissance 4 soit 10 puissance 15 ) de cellules, dont 90% ne sont pas des cellules humaines. Notre corps est une communauté et sans ces autres microorganismes, nous serions morts en quelques heures. Chaque cellule humaine compte 400 milliards de molécules qui effectuent des millions de processus entre des millions d’atomes. L’activité cellulaire totale dans un corps humain est stupéfiante: un septillion d’actions en un moment, un 1 suivi de 24 zéros. En une milliseconde, notre corps a subi 10 fois plus de processus qu’il n’y a d’étoiles dans l’univers, exactement ce que Charles Darwin avait prédit quand il disait que la science découvrirait que chaque créature vivante était un « petit univers, un hôte pour des organismes d’une petitesse difficilement concevable qui s’auto-propagent et qui sont aussi nombreux que les étoiles dans le ciel ».
Donc, j’ai deux questions pour vous tous : d’abord, pouvez vous sentir votre corps ? Arrêtez-vous un instant. Ecoutez votre corps. Un septillion d’activités sont en train de se dérouler simultanément, et votre corps fait ça si bien que vous pouvez l’ignorer, voire même vous en émerveiller quand ce discours se terminera. Deuxième question : qui gère votre corps ? Qui manage vos molécules ? Espérons que ce ne soit pas un parti politique. La vie crée les conditions qui sont propices à la vie, à l’intérieur de vous, comme elle le fait dans l’ensemble de la nature. Ce que je veux vous faire imaginer, c’est que collectivement, l’humanité manifeste une sagesse profonde et innée en se rassemblant aujourd'hui pour guérir les maux et les insultes du passé.
Ralph Waldo Emerson a une fois demandé ce que nous ferions si les étoiles se voyaient une seule fois tous les mille ans. Personne ne dormirait cette nuit-là, naturellement. A l’improviste, le monde créerait de nouvelles religions, nous serions en extase, fous de joie, rendus enthousiastes par la gloire de Dieu. Au contraire, les étoiles sont là tous les soirs et nous regardons la télévision.
Ce moment extraordinaire dans lequel nous sommes globalement conscients l’un de l’autre et des nombreux dangers qui menacent la civilisation n’est jamais arrivé. Ni en mille ans, ni en dix mille. Chacun de nous est complexe et beau comme les étoiles de l’univers. Nous avons fait des choses extraordinaires et nous nous sommes égarés pour ce qui est d’honorer la création. C’est le défi le plus incroyable, stupéfiant que l’on n’ait jamais laissé en héritage à une génération. La génération avant la nouvelle a échoué. Ils ne sont pas restés éveillés toute la nuit. Ils se sont distraits et ont perdu de vue le fait que la vie est un miracle à tout moment de notre existence. La nature nous invite à nous asseoir à côté d’elle. Nous ne pourrions rêver d’un meilleur chef. La personne la moins réaliste au monde est le cynique, pas le rêveur. L’espoir a un sens uniquement quand il semble qu’avoir de l’espoir n’a pas de sens. C’est le siècle de la nouvelle génération. Saisissons-le et battons-nous comme si notre vie en dépendait.
e abbia senso avere speranza. Questo è il secolo della nuova generazione. Questi nuove leve devono vivere e organizzarsi come se la vita dipendesse solo da questo confronto.
Paul Hawken
Brève biographie
Ecologiste, entrepreneur, essayiste. Depuis l’âge de vingt ans, il a consacré sa vie au développement durable et à changer le rapport entre business et environnement. Il est l’auteur de nombreuses publications dans lesquelles on analyse les perspectives d’une économie qui fonde son propre mode de fonctionnement sur la conscience écologique. La plus célèbre, écrite avec Amory Lovings, Le capitalisme naturel – comptabilise les ressources et mise sur l’efficacité pour réussir à produire plus avec moins. Il redessine les logiques industrielles sur la base d’un modèle qui exclut les gaspillages et la production de déchets, investit dans la protection et dans l’expansion du "capital naturel" existant.
Son dernier livre, “Blessed Unrest : Comment le mouvement le plus important au Monde est arrivé sans que personne ne s'en aperçoive” a été publié en 2007, œuvre originale qui décrit le plus grand mouvement formé par des millions d’organisations qui dans le monde entier se battent pour la défense de la justice sociale, de l’environnement et des cultures indigènes contre la globalisation. Un mouvement social sui generis, basé sur l’extraordinaire puissance des idées. Un mouvement sans leader, ni centralisations, subdivisé, mais uni.
Il a été reçu six fois docteur honoris causa, la dernière fois en mai 2009 par le doyen de l’Université de Portland Father Bill Beauchamp.
Rajendra Pachauri -
Nous savons désormais suffisamment pour agir car le 4ème rapport d’évaluation de l’IPCC a clairement établi non seulement l’état actuel du changement climatique, qui est très sérieux, mais a aussi montré des projections dans le futur qui, si l’on arrive pas à s’attacher à limiter les émissions de gaz à effet de serre, en d’autres termes en réduisant, en réduisant drastiquement, les émissions de gaz à effet de serre, nous allons voir des impacts qui seront bien pires dans le futur. Je pense donc que les connaissances sur le changement climatique sont maintenant très claires et je pense que de nombreuses personnes dans le monde réalisent désormais que nous devons faire quelque chose pour ce problème.
J’espère qu’à Copenhague nous allons aboutir à un accord solide sur les actions que la communauté globale doit entreprendre contre le changement climatique, et j’espère que cela va inclure des engagements très clairs pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, également quelques actions de financement dans les pays émergents, pour les aider en particulier à adapter les impacts du changement climatique, et des moyens par lesquels nous pourrons faciliter le transfert de technologie aux pays émergents.
l’univers est une seule famille. Le fait est que nous devons tous être concernés par un problème tel que le changement climatique car même si nous pensons être à l’abri du changement climatique, y arriver serait une conclusion terriblement erronée, car tout ce qui se passe dans une partie du monde nous affectera d’une manière ou l’autre. Et nous avons besoin de paix dans ce monde, nous avons besoin d’un ordre social stable et si nous laissons le changement climatique créer une crise pour nous dans le futur, cela va tous nous toucher, nous sommes donc un seul univers, nous sommes une seule famille.
Rajendra Pachauri
Brève biographie
Le Dr Rajendra K Pachauri est né à Nainital, en Inde, le 20 août 1940. Il a pris ses responsabilités actuelles à la tête du TERI (Tata Energy Research Institute) en 1981, d’abord en tant que Directeur et, depuis 2001, en tant que Directeur Général. L’institut TERI effectue un travail original et fournit aux départements gouvernementaux, aux institutions, et à des sociétés partout dans le monde, un support professionnel dans les secteurs de l’énergie, l’environnement, la foresterie, la biotechnologie et la conservation des ressources naturelles. Le Dr Pachauri a été nommé Président de l’IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change), établi par l’Organisation Météorologique Mondiale et le Programme Environnement des Nations Unies en 1988. Il est président de l’IPCC depuis le 20 avril 2002. Il a été actif dans plusieurs forums internationaux traitant le sujet du changement climatique et ses dimensions politiques.
Le nom du Dr Rajendra K. Pachauri, Directeur Général du TERI et Président de l’IPCC est devenu synonyme de changement climatique et environnement. Il est internationalement reconnu comme penseur global de premier plan et meneur de recherche, encore plus depuis qu’il a partagé le podium avec Al Gore pour recevoir le Prix Nobel de la Paix en 2007 au nom du IPCC. Il n’a pas ménagé ses efforts pour porter ces deux chapeaux. Maintenant, cependant, il s’est retrouvé catapulté dans un troisième rôle en tant qu’homme d’état international promouvant la conscience du changement climatique. Le monde étant en train de s’éveiller à la réalité du changement climatique imminent, les questions environnementales sont soudain devenues une urgence supplémentaire et le planning de travail du Dr Pachauri s’est considérablement élargi. Pour le moment, il est continuellement en déplacement, traversant le globe pour construire et disséminer une plus grande connaissance sur le changement climatique provoqué par l’homme et pour poser les bases des mesures qui sont nécessaires pour lutter contre ce changement.
Lorsqu’il n’est pas en train de parler de changement climatique, qu’il ne participe pas à des réunions, qu’il ne prend pas de décisions pour le TERI, qu’il ne voyage pas et qu’il ne préside pas l’IPCC, le Dr Pachauri a écrit plus de cent articles pour des journaux académiques, plus de 23 livres et, pour se détendre un peu, il compose des poèmes. Son autre mode de divertissement est le cricket et il prendra toujours un peu de temps pour cela.
Karan Singh - Une Mutation Indispensable
Parallèlement aux progrès scientifiques et technologiques extraordinaires de ces dernières décennies, qu’il s’agisse de l’observation des plus particules les plus fines, de l’exploration de l’espace à des distances jamais atteintes, des communications instantanées ou du déchiffrage du génome humain, l’humanité doit faire face à une série de crises majeures dont l’accumulation représente une grave menace non seulement pour les individus et les états, mais pour l’ensemble de la race humaine.
L’un des problèmes actuels majeurs est le réchauffement planétaire ainsi que les risques qui en découlent, comme le changement climatique, une montée importante du niveau des océans, des inondations massives, le déplacement de millions de réfugiés écologiques, l’assèchement des fleuves dû à la fonte des glaciers et de graves perturbations au niveau des systèmes de culture.
Le terrorisme religieux, qui s’est étendu jusqu’aux coins les plus reculés de la planète, représente une autre menace apportant la violence et plongeant le monde entier dans un climat d’insécurité. Ajoutons à cela la présence de groupes et d’organisations de terroristes anarchistes déterminés à saper les bases des états en place pour instaurer ce qu’ils nomment des 'Zones Libérées', un processus qui aboutira inévitablement à l’anarchie et à la violence. La troisième crise dérive de l’effondrement mondial des économies capitalistes. La course au profit effrénée et la cupidité liées à la culture capitaliste, dénuée de toutes considérations d’ordre moral ou éthique, a failli provoquer l’écroulement de l’ensemble du système, faisant naître le spectre d’une récession massive et du chômage, l’éclosion de tensions sociales et de violence dans de nombreuses régions du monde, y compris dans les pays riches et développés.
La question fondamentale qui se pose aujourd’hui est de savoir si ces problèmes peuvent être résolus sans une profonde modification des consciences. Notre mentalité actuelle est basée sur une philosophie newtonienne-cartésienne-marxiste, qui rejette les valeurs spirituelles et exalte la pensée matérialiste et dualiste. Ce système nous a éloignés de nos racines spirituelles et nos fondements ont été gravement ébranlés. Or, aucune civilisation ne peut s’épanouir sans bases spirituelles. Il est clair que cette conception, tout comme le mode de vie actuel des pays riches, ne sont plus viables. Poursuivre dans cette voie nous mènerait au désastre dans un futur proche et les générations à venir hériteraient d’un monde dévasté et chaotique.
Dans ce contexte particulier, on assiste un peu partout dans le monde à l’émergence de mouvements holistiques cherchant à rétablir l’équilibre entre l’homme et la nature et à développer de nouveaux modèles pour la résolution des conflits et l’intégration sociale. En opposition au concept sombre et prophétique du Choc des Civilisations si brillamment défini par Samuel Huntington, aujourd’hui disparu, certains proposent le terme de Convergence des Civilisations. Différentes expériences ont été menées pour atteindre ce but. Ce mouvement interreligieux est basé sur l’ancien précepte védique "La Vérité est une, les sages la nomment sous des noms différents".
Citons l’exemple de la communauté d’Auroville, une ville internationale, multireligieuse, multilinguistique et multiculturelle du sud de l’inde, fondée sur l’enseignement du grand philosophe évolutionniste Sri Aurobindo et de sa collaboratrice, la Mère. De nombreuses expériences similaires voient le jour un peu partout dans le monde, mais elles sont encore trop peu nombreuses et ne sont pas reliées entre elles. Il est impératif de faire prendre conscience de l’urgence de créer ce qu’on pourrait appeler un "Projet Holistique Mondial", de façon à ce que tous les différents courants de cette philosophie alternative puissent être réunis en une symbiose bénéfique et efficace.
Il est également important de rappeler que cette mutation s’opère selon deux axes : le vertical et l’horizontal. L’axe horizontal implique une coordination et une coopération étroite entre les individus, les organisations et les institutions du monde entier qui ont adopté une philosophie holistique en tant qu’alternative au zeitgeist, à l’état d’esprit qui prédomine actuellement et qui a abouti à un échec. L’axe vertical concerne le travail à accomplir individuellement pour atteindre un niveau de conscience plus profond. Il s’agit là d’une véritable quête individuelle qui peut être menée par le biais de diverses techniques et philosophies, comme le yoga, le Zen, la méditation et la prière. Seule une mutation significative sur le plan horizontal et sur le plan vertical nous permettra de survivre aux dégâts liés à notre cupidité collective et notre ingéniosité technologique.
Soulignons que depuis la fin de la guerre froide, une centaine de conflits ont éclaté dans différentes parties du monde, causant des centaines de milliers de morts et des millions de réfugiés. De plus, les stocks nucléaires mondiaux présents sur la planète permettraient de détruire plusieurs fois l’humanité entière. Il est donc indispensable de faire prendre conscience de l’urgence de modifier notre conscience et nos actions. Comme le dit le proverbe chinois : "Il est plus tard que tu ne le penses". Nous nous sommes laissé dépasser par les évènements très rapidement, et il semble que la violence et les forces négatives s’accélèrent de façon irrépressible. Cependant, il faut à tout prix se garder de sombrer dans le défaitisme. Nous devons au contraire mobiliser nos ressources matérielles, intellectuelles, morales et spirituelles de façon à atteindre un niveau de conscience supérieur. Seule cette attitude assurera notre salut au niveau individuel et collectif.
Karan Singh
Brève biographie
Karan Singh, homme d’état indien visionnaire et ambassadeur culturel, naît le 9 mars 1931 à Cannes, en France. Il est le fils du dernier maharadja de l’état princier du Jammu et du Cachemire (également appelé Maison Royale du Jammu et du Cachemire), Hari Singh, qui était marié à Maharani Tara Devi.
Il suit ses études à la Doon School de Dehra Dun. Il obtient une licence au Collège Sri Pratap Singh (S. P.) de Srinagar, à l’université du Jammu et du Cachemire, et une maîtrise en Sciences politiques à l’université de Delhi, où il passe également un doctorat.
En 1949, il est âgé de 18 ans. Il est alors nommé régent de l’état du Jammu et du Cachemire, après l’abdication du roi, son père, suite à l’intégration de l’état dans la république indienne. De 1965 à 1967, il est régent, Sadr-i-Riyasat, puis gouverneur. Par la suite, il occupe diverses fonctions. Il est Ministre du Tourisme et de l’Aviation Civile de 1967 à 1973, Ministre de la Santé et du Planning Familial de 1973 à 1977, Ministre de l’Education et de la Culture de 1979 à 1980, puis ambassadeur de l’Inde aux USA 1990 à 1991.
De 1967 à 1980, puis en 1990, Karan Singh est député à la chambre basse du parlement indien, le Lok Sabha (Maison du Peuple). Depuis 1996, il est député au Rajya Sabha, la chambre haute du parlement. Il a également occupé le poste de recteur de l’université Banaras Hindu, de l’université du Jammu et du Cachemire et de l’université Jawaharlal Nehru. Il participe activement à diverses commissions, organismes et sociétés, comme l’Author's Guild of India, le ICCR (Indian Council for Cultural Relations), la fondation d’Auroville et l’Indian Board of Wildlife, entre autres.
Actuellement, Karan Singh est le président du Département des Affaires Etrangères de l’AICC.
En 1956, il épouse la princesse Yasho Rajya Lakshmi (1937-2009), petite-fille du Maharaja Sir Mohan Shamsher Jang Bahadur Rana, qui a été le dernier représentant de la dynastie des Rana à occuper le poste de Premier Ministre du Népal.
Edgar Mitchell - Une vision depuis l'espace
Ceux qui, comme moi, ont eu le privilège de pouvoir voir notre planète natale de très, très loin, sont retournés sur Terre avec un cadeau inattendu: une sensation d'amour nouvelle et joyeuse pour notre maison, cette petite planète bleue en orbite autour d'une étoile, une entre les millions d'étoiles seulement dans notre galaxie.
En ce qui me concerne, cette sensation dérive de la contemplation personnelle de la "grande image" du cosmos et de la place que nous y occupons. D'un regard si élevé vers les cieux jaillit un désir naturel de soigner et de protéger notre petit "nid" des abus que lui inflige sans crier gare la civilisation moderne.
Au-delà à toutes les découvertes merveilleuses du siècle dernier qui ont amélioré la santé, la vie, le bien-être, prenons en considération un moment quelques-uns des autres surprenants changements concernant la Terre depuis ces 150 dernières années. a)les moyens de transports ont évolué des chariots traînés par des animaux aux chemins de fer, aux voitures, aux lignes aériennes et finalement aux vols spatiaux, qui nous ont détaché de la Terre et emmené sur la lune; b) l'espérance de vie moyenne a augmenté d'au moins 50% grâce aux progrès de la médecine. De ce fait, la population mondiale a triplé, allant de deux milliards de personnes en 1900 à plus de six et demi aujourd'hui. Les estimations les plus fines révèlent malheureusement, que les ressources naturelles épuisables de notre planète ne peuvent satisfaire les consommations (augmentées par le style de vie industrielle) que d'à peine deux milliards de personnes. Il est clair que quelque chose doit changer! La survie même de notre espèce en dépend.
Nous, êtres humains, avons développé des modèles culturels de comportement et de structures sociales, au cours de milliers d'années, autour de l'idée récurrente que la clé du bonheur et de l'épanouissement personnel résidaient dans l'accumulation effrénée de biens matériels à laquelle s'ajoute le pouvoir politique et social. Bien évidemment, chaque époque a vu des groupes d'ascétiques qui se sont éloignés de cette vision matérialiste. Et bien que ces groupes représentent seulement une petite minorité du totale de l'humanité, il y a peut-être quelque chose à apprendre d'eux, de leur point de vue sur la simplicité et le bonheur.
À notre époque dite moderne dans laquelle les ressources de la Terre semblent inadéquates pour subvenir aux besoins d'abondance somptueuse et inconsidérée convoitée par les plus influents, et dans laquelle l'avidité et l'égoïsme sont les causes principales du récent collapse économique mondial, nous devons en arriver à nous demander quels sont les paradigmes alternatifs disponibles, et de quelle manière nous entendons les utiliser efficacement.
Dans beaucoup de culture au monde, on trouve les traces d'une riche histoire de transcendance et de transformation personnelle à atteindre à travers la recherche du bien commun auquel se rapporte toujours un état mental de joie et bonheur bien au-delà de l'ordinaire. Pour décrire un état semblable on peut citer les mots metanoia, samadhi, satori.
À notre époque, à laquelle la civilisation tend à imploser sur la pénurie de ses ressources de base à cause des consommations excessives, il est temps désormais de prendre en considération un nouveau paradigme basé sur le sentiment d'unité et sur le respect des autres: une telle transformation mérite tous les efforts nécessaires.
Mon opinion est que le prochain pas de notre évolution sera celui qui implique le choix et la découverte de la récompense personnelle inhérente à un comportement altruiste. L'unité des êtres vivants est reconnue aux niveaux les plus profonds de la cosmologie. Cette unité nous impose à tous de comprendre, que sur cette planète, soit nous résolvons les problèmes ensemble, soit nous mourrons ensemble.
Le changement n'est pas un virage qui se fera aisément du haut vers le bas, mais qui doit commencer par chacun de nous, pour découvrir combien cette transformation de la pensée est et sera riche pour nous.
Brève biographie
Mitchell was born in Hereford, Texas, on September 17, 1930. He is an American pilot and astronaut. As the lunar module pilot of Apollo 14, he spent nine hours working on the lunar surface in the Fra Mauro Highlands region, making him the sixth person to walk on the Moon. Mitchell earned a Bachelor of Science degree in industrial management from Carnegie Institute of Technology in 1952. The following year he joined the US Navy where he trained as a pilot and flew off the aircraft carriers USS Bon Homme Richard and USS Ticonderoga. He later qualified as a research pilot and taught at the Navy's research pilot school. While on active duty in the Navy, he earned a Bachelor of Science degree in aeronautical engineering from the U.S. Naval Postgraduate School and a Doctor of Science degree in Aeronautics and Astronautics from the Massachusetts Institute of Technology.
Mitchell was selected to be an astronaut in 1966 and was seconded from the Navy to NASA. He was backup lunar module pilot for Apollo 10 and flew (again as LM pilot) on Apollo 14. Together with Apollo 14 commander Alan Shepard he holds the record for the longest ever moonwalking session (9 hours and 17 minutes). Apollo 14 was his only spaceflight. Ed Mitchell remained with NASA until he retired from the Navy in 1972.
Ed Mitchell was awarded honorary doctorates from the New Mexico State University, the University of Akron, Carnegie Mellon University and Embry-Riddle Aeronautical University.
Mitchell was portrayed by Gary Cole in the 1998 miniseries From the Earth to the Moon.
Vandana Shiva- From oil to soil
La première chose que nous pouvons faire est reconnaître la crise ; ensuite reconnaître que la crise est trop grave pour pouvoir la laisser à la gestion de quelques organisations non gouvernementales ou de gouvernements centralisés comme cela s’est produit jusqu’à présent.
Bien sûr que je vois des signes de changement ! Je vois aujourd’hui des signes de changement et d’évolution jusqu’en Amérique du Nord, lieu où le consumérisme était le seul modèle de vie et où le président Bush a dit durant le sommet de 1992: “Notre style de vie n’est pas sujet à négociations”.
Ceci dit, tous ne sont malheureusement pas en train de changer pour tendre à un équilibre durable et équitable. C’est aussi par exemple la période dans laquelle l’agrobusiness global ou les multinationales comme la société Monsanto sont en train de tenter d’exploiter la crise à leur avantage pour étendre leur pouvoir et pour contrôler le système mondial de la nourriture.
La crise la plus grave de notre temps réside dans la conscience collective erronée que les gens qui pensent n’ont pas le pouvoir de faire quelque chose, qu’ils n’ont pas l’habileté et les connaissances nécessaires pour pouvoir réagir. Les gens ne sont pas impuissants, il faut acquérir la conscience de ses propres actions. Les êtres humains ont la possibilité de changer. C’est ce qui passe dans notre histoire chaque fois que l’on atteint des situations de désespérance et de destruction. C’est justement la conscience en la capacité humaine la plus grande révolution qui doit être mise en œuvre, à travers la prise de conscience que nous sommes tous agents du changement et que nous tous pouvons faire des choix. Bien sûr, il faut faire un effort car cela ne se fait pas sans efforts ; la paresse et l’indolence n’amènent à rien de bon.
Nous devons défendre notre liberté et nos choix. Nous devons le faire pour nous et pour les générations futures. Chaque pas réalisé sur ce parcours sera extrêmement important, vu que les jeunes générations se comportent et agissent sur base de ce dont ils ont hérité. Chaque pas créatif vers le bien-être que nous offrirons à nos enfants, à travers les programmes scolaires, ou bien, par exemple, en les portant directement dans les entreprises agricoles, servira à défendre et à garantir notre bien-être et le leur.
La crise environnementale est beaucoup plus grave de ce que l’on pense. Des millions de personnes sont déjà en train de perdre la vie et leur maison et commencent à devenir des réfugiés environnementaux à cause du changement climatique. La destruction de la biodiversité des systèmes des eaux en Inde est si grave que le livre qui fut écrit en 2002 Water Wars (Feltrinelli, 2004) est maintenant une réalité quotidienne dans de nombreux autres pays. Aujourd’hui, pour chaque citoyen, l’empire écologique c’est aller au-delà du consumérisme car il devenu très coûteux pour notre Planète.
Nous devons changer pour éviter l’extinction des espèces. Changer et nous diriger vers une consommation plus réduite des ressources pour augmenter l’expression humaine de la créativité, agricole ou artisanale, ou d’autres formes de travaux qui y sont liés. Dans cette considération, la catastrophe et la crise que nous sommes en train d’affronter peuvent certainement devenir une vertu, une occasion pour changer et pour nous donner une autre possibilité à nous et à notre créativité. La combinaison entre crise économique et crise écologique est sûrement une opportunité pour chacun de nous d’être engagé au premier poste dans la formation d’autres systèmes de production et de consommation. Je me réfère par exemple au format du troc, considéré comme typique des sociétés primitives, qui peut aujourd’hui devenir un expédient créatif pour survivre en donnant à quelqu’un notre habileté à changer les produits.
Chacun de nous dans ces conditions de crise a besoin d’évoluer vers une façon de vivre plus sobre à empreinte écologique plus faible et signification de la vie plus importante. Et tout ceci est possible.
Brève biographie
Physicienne, économiste, activiste politique et environnementaliste, elle a remporté le prix Nobel alternatif pour la paix en 1993 et est directeur de la « Research Foundation for Science, Technology and Natural Resource Policy » de Dehra Dun en Inde. Dans son institut de recherche, on affronte les problèmes les plus significatifs de l’écologie sociale de notre temps, en collaboration étroite avec les communautés locales et les mouvements sociaux.
Vandana Shiva fait partie du large mouvement qui, en Asie, Afrique et Amérique Latine, critique les politiques d’aide au développement mises en œuvres par les organismes internationaux et indique de nouvelles voies pour une croissance économique respectueuse de la culture des communautés locales, qui revendique la valeur des modèles de vie différents de l’économie de marché.
La scientifique dénonce les conséquences désastreuses que le soi-disant « développement » a apporté au Tiers Monde.
Le développement, ou plutôt le « maldéveloppement », comme elle le définit, plutôt que de répondre aux besoins essentiels, menace la survie même de la planète et de ceux qui y habitent. Vandana Shiva est l’auteur de nombreux essais:
-Les guerres de l’eau (Feltrinelli, 2004)
-Monocultures de l’esprit. Biodiversité, biotechnologie et agriculture scientifique (Bollati Boringhieri 1995);
-Survivre au développement (Isedi 1990);
-Vaches sacrées et vaches folles. Le vol des réserves alimentaires globales (DeriveApprodi 2001);
-Biopiraterie. Le saccage de la nature et des avoirs indigènes (Cuen 1999).
-Inde déchirée (Il Saggiatore, 2008)
-Retour à la terre. La fin de l’écoimpérialisme (Fazi Editore, Roma 2009)
Bija Vidyapeeth International College for Sustainable Living Navdanya.org
L'ancien idéogramme chinois qui symbolise la "crise", wei-chi, est composé de deux éléments: le danger et l'opportunité.
Le danger peut s’expliquer par cette affirmation: si on persiste à poursuivre dans des approches qui ne fonctionnent plus, le désastre est imminent. L'opportunité en revanche est celle-ci: si nous laissons de côté les anciens modèles de comportement et que nous nous trouvons de nouvelles façons d'être, des potentialités nouvelles et probablement imprévues s'entrouvriront sur une vision nouvelle.
Le grand nombre de crises mondiales que nous sommes en train d'affronter sont symptomatiques d'un apparat de valeurs et de manières de penser qui ne fonctionnent plus. Les instruments et les technologies qui nous ont donné le contrôle sur le monde qui nous entoure sont sans précédents. Nous sommes ainsi tombés dans le piège de la croyance que la réalisation humaine résidait dans le fait de pouvoir manipuler le monde, de produire toujours plus de choses, créant ainsi de plus en plus de déchets. C’es évident, même cela ne fonctionne plus. La surexploitation des ressources, la propagation de la pollution des océans, du sol et de l'atmosphère mettent sérieusement en danger la civilisation humaine, si ce n'est pas de l'humanité toute entière.
Cette approche ne fonctionne pas non plus à l'échelle individuelle. Malgré tout le confort baroque dont nous nous entourons, les personnes ne sont pas plus heureuses, comparées à il y a cinquante ans. La nécessité de contrôler toujours les événements mène à l'avidité, à l'anxiété, à la peur, états d'âme qui, de par leur nature même, nous éloigne de la paix et de l'assouvissement que nous désirons réellement.
Nombreux, par le passé, ont vu juste, en ce qui concerne le mirage d'un épanouissement atteint à travers ce que nous possédons, ce que nous consommons. Nous pourrions les appeler sages, libérés, illuminés. Ce sont des personnes qui ont découvert le sens profond de la vie, la joie intime qui ne dépend d'aucune circonstance, et d'une sensibilité qui les pousse à prendre soin des autres. Ces personnes sont souvent vénérées comme des saints, bien qu'elles n'aient rien de particulier - mis à part le fait qu'elles se sont réveillées du rêve dans lequel nombreux sont ceux qui se divertissent toujours. Ce sont eux la clé de l'avenir, d'un monde dans lequel nous pouvons vivre ensemble, libérés des peurs inutiles, et en harmonie avec ce qui nous entoure.
Les différentes crises doivent nous pousser à effectuer un virage de conscience, en nous appelant à un réveil collectif, pour construire un monde gouverné par la sagesse et la compassion, et non plus par la peur et l'avidité. L'heure de se réveiller est arrivée. Le danger est trop grand pour en prendre le risque. L'opportunité est trop bonne pour la laisser passer.
Peter Russelll
Brève biographie
Peter Russelll est membre de l'Institute of Noetic Sciences, de la World Business Academy et de la Fondation Findhorn, ainsi que Membre Honoraire du Club de Budapest.
À l'Université de Cambridge, il a étudié les mathématiques et la physique théorétique. De plus en plus fasciné par les mystères de l'esprit, il se consacre à la psychologie expérimentale. Pour approfondir ces connaissances, il effectue des voyages en Inde afin d'étudier la méditation et les philosophies orientales. À son retour il s'installe à la première place absolue de chercheur offerte en Grande-Bretagne en "psychologie de la méditation".
En possession d'un Master in computer science, il travaille sur les dimensions 3D, en anticipant de presque de vingt ans l'avènement de la réalité virtuelle.
Au milieu des années soixante-dix, Peter Russelll enseigne avec Tony Buzan les "Mind Maps" et des méthodes d'apprentissage au sein d'organisations et d'instituts scolaires.
Il développe alors des corporate programs centrés sur l'auto-développement, la créativité, la gestion du stress et les pratiques de développement durable. Parmi leurs clients, IBM, Apple, Digital, American Express, Barclays Bank, Swedish Telecom.
Aujourd'hui ses principaux centres d'intérêts sont dirigés sur le sens profond et spirituel de cette époque historique. Il a écrit différents livres sur le sujet, The TM Technique, The Upanishads, The Brain Book, The Global Brain Awakens, The Creative Manager, The Consciousness Revolution, Waking Up in Time et From Science to God.
Peter Russelll a été modérateur et intervenant d'un grand nombre de conférences de niveau international, en Europe, au Japon et aux Usa. Ses vidéos "multi-image" The Global Brain et The White Hole in Time ont remporté des prix et faits l'objet de reconnaissances dans le monde entier. En 1993, le magazine sur l'environnement Buzzworm a élu Peter Russelll "Eco-Philosopher Extraordinaire" de l'année.
Tomoyo Nonaka - La nécessité d’une “illumination” mondiale
Dans mon petit jardin, de nombreuses fourmis courent dans les sens et à toute allure, pensant que ce jardin est leur planète. Si je leur révélais que la Terre ne se limite pas à la surface de ce petit jardin, qu’elle est ronde et ressemble à un ballon, je suis sûre qu’elles me répondraient : « Mais taisez-vous ! On a trop à faire pour trouver de la nourriture, on n’a pas le temps d’écouter les élucubrations d’une illuminée ! »
Je me demande si nous sommes très différents des fourmis qui peuplent mon jardin, d’un point de vue cosmique.
Qui peut croire que le sol qui est sous nos pieds tourne à une vitesse de 1600 km à l’heure ? Comment peut-on accepter l’idée que dans quelques années, nous aurons atteint un point de non-retour ?
Malheureusement, la plupart des hommes ont du mal à croire une chose qu’ils ne voient pas, même si elle est vraie, et à entreprendre une action sans être fermement convaincu de sa nécessité. Dans le monde des affaires, les hommes ne se comportent pas différemment. La plupart des chefs d’entreprise pensent que le succès se mesure par rapport aux résultats à court terme et aux rendements immédiats.
Il y a quatre ans, quand les chefs d’entreprises mondiaux ont commencé à s’intéresser sérieusement au problème du changement climatique et à ses conséquences, je suis devenue la présidente de l’une des plus grandes sociétés d’électronique « consumer » du monde.
J’ai créé une nouvelle vision d’entreprise, « Think Gaia », et j’ai orienté l’activité de la société vers la conception et la fabrication de produits destinés à apporter des solutions à nos problèmes environnementaux et à protéger notre magnifique planète, pour que nous puissions la léguer en bon état à nos enfants. J’ai assisté à un changement radical au sein de l’entreprise, à commencer par une évolution des mentalités au sein du personnel, initiée par les ingénieurs et les designers, et qui s’est étendue à de nombreux autres groupes et divisions. Mais je devais constamment me battre contre la direction, les conseillers financiers et les investisseurs, convaincus que le succès d’une entreprise ne peut se mesurer que par rapport aux profits réalisés à court terme, paramètres bien plus importants à leurs yeux que la nouvelle vision proposée, qui consistait à améliorer l’entreprise et nos chances de préparer un meilleur avenir.
A peine deux ans après mon arrivée à ce poste de présidente, nous avions réussi à lancer plus de 10 produits présentés pour la première fois au niveau industriel ou mondial. Aucun investissement important supplémentaire n’a été nécessaire au niveau de la recherche et de la fabrication. Ce qui était nécessaire avant tout, c’est que les employés acquièrent et partagent une nouvelle vision, qu’ils se sentent investis d’une mission, qu’ils aient la volonté d’œuvrer pour le bien de la société en y trouvant du plaisir. Ces changements ont permis de mettre une place une stratégie visant à la conception et à la fabrication de nouveaux produits basés sur l’utilisation de technologies existantes et sur le développement de nouvelles technologies.
Fin 2008, la crise financière mondiale a affecté les conditions de vie des gens du monde entier, y compris les pays émergents qui ne sont rien responsables dans ces évènements. Les prises de décision basées sur le principe ‘l’argent, c’est tout’ et “le succès ne se mesure qu’en terme de profits” se sont révélées non seulement erronées, mais dangereuses pour la société et la planète.
Si le capitalisme est un mal, allons-nous revenir à la charrue et aux bœufs ? Ou allons-nous passer de Wall Street à Woodstock?
Quel est l’élément le plus important dans la transformation de notre monde ? Je pense que le changement doit d’abord s’opérer en chacun de nous, par une réflexion sur la façon de changer notre vie, sur notre raison d’être et sur les actions à entreprendre face à des situations données. L’essentiel réside dans le partage du savoir et la sagesse et dans la participation à des œuvres communes.
Il est grand temps d’agir pour opérer une TRANSFORMATION MONDIALE.
Une petite remarque : en japonais, le terme « illuminé » est lié à la littérature cosmique. Peut-être devons-nous devenir des « illuminés » pour être en mesure de résoudre les problèmes de notre monde. Comme Einstein le disait : “Aucun problème ne peut être résolu à partir du niveau de conscience duquel il est né.’
Brève biographie
Madame Nonaka débute sa carrière en 1979 à NHK, la chaîne de télévision nationale japonaise, où elle présente le journal télévisé et anime diverses émissions. Elle présente des émissions comme 'Weekly Abroad', 'Sports and News', 'Sunday Sports Special', et bien d’autres. De 1993 à 1997, elle anime l’émission populaire 'World Business Satellite' sur TV Tokyo. En plus de ses activités de journaliste, elle participe à divers comités gouvernementaux auprès du Cabinet ministériel, du ministère des finances, du ministère de l’éducation et du ministère de l’économie, du commerce et de l’industrie. Après avoir obtenu un diplôme de journalisme à Sophia University, elle poursuit des études de photojournalisme à l’université du Missouri, à Columbia, USA. Elle est également membre et conseiller du conseil d’administration de nombreuses entreprises japonaises, comme Asahi Breweries, Sumitomo Corporation, NTT Docomo, Nikko Citigroup, et Unisys Japon.
En 2002, elle devient l’administratrice externe du conseil d’administration de Sanyo Electric. En 2005, elle accède au poste de directrice générale de Sanyo Electric. Dans le cadre de ses fonctions, elle crée alors une nouvelle vision d’entreprise : 'Think Gaia'. Elle restructure de nombreuses divisions de Sanyo dans le but d’en faire une entreprise leader dans son secteur et proposant des technologies en mesure de résoudre les problèmes environnementaux. Elle met au point un plan d’évolution de trois ans visant à réorganiser le portefeuille d’activités de l’entreprise et à améliorer et renforcer ses structures financières.
En un temps record, Sanyo lance plus de dix nouveaux produits Think Gaia (TG), ainsi que les quatre produits "world-first":
1) Piles Eneloop: des piles pouvant être rechargées jusqu’à mille fois.
2) Aqua: une machine à laver-sèche-linge réduisant la consommation d’eau utilisée lors de chaque cycle de lavage (8 litres au lieu de 200 litres), grâce à un système de purification de l’eau et de l’air fonctionnant à l’ozone.
3) Enegreen: un système innovateur permettant de réduire la consommation électrique des climatiseurs, des réfrigérateurs et des congélateurs des magasins et supermarchés. Enegreen absorbe autant de CO2 qu’une forêt, sur une surface 130 fois supérieure à celle du magasin.
4) Virus-Washer: un purificateur d’air qui élimine jusqu’à 99 pour cent des virus présents dans l’air, parmi lesquels le virus de la grippe aviaire, grâce à un système d’électrolyse de l’eau du robinet.
L’initiative Gaia, association à but non lucratif, a été créée en 2007. Elle s’adresse non seulement à Sanyo, mais aux chefs d’entreprises, aux citoyens, aux gouvernements et aux ONG/OBNL. Elle a pour but d’apporter des solutions aux problèmes environnementaux mondiaux.
En mai 2008, l’OBNL de Nonaka accepte de collaborer avec l’Institut de l’Energie et des Ressources (The Energy and Resources Institute, TERI), basé en Inde et dirigé par le Dr Rajendra Pachauri, président d’IPCC et Prix Nobel de la Paix 2007.
José Argüelles - La noosphère et le réveil collectif - le monde se prépare au changement
« Le réveil se produit lorsque l’on prend conscience que la confusion de l’esprit est le résultat d’une perte de contact avec la nature… Ayez confiance dans la vérité et préservez votre pensée profonde. » Hongren, Maître Chan, Traité sur le Véhicule Suprême
La crise mondiale actuelle, dans ses multiples aspects, est en fin de compte une crise de l’esprit humain. Parmi toutes les créatures vivant sur la terre, seule l’espèce humaine a perdu le contact avec la nature et vit séparée de l’ordre naturel, ce qui a nous a conduits à nous éloigner de nous-mêmes et à agir de façon autodestructrice. Quelle en est la cause ?
Parmi les nombreux facteurs pouvant expliquer ce malaise et cet éloignement par rapport à la nature, on peut observer un facteur inconscient qui les représente tous, qui non seulement mène l’homme sur un chemin séparé de la nature, mais qui en dévie la trajectoire un peu plus chaque jour : un système autoprogrammé que l’on peut définir comme un « temps artificiel et mécanique ».
On constate que le reste des êtres vivants, que l’on appelle communément la biosphère, vit selon les rythmes du temps naturels. Seule l’espèce humaine vit selon ses propres systèmes de mesure du temps. Ce grave désordre de perception provient de la mécanisation du temps qui s’est opérée il y a environ 400 ans et domine totalement tous les aspects de la civilisation moderne, aboutissant aux crises majeures liées à la mondialisation et au réchauffement planétaire.
Cependant, même si l’humanité moderne s’est isolée dans la bulle artificielle de la globalisation, elle fait toujours partie intégrante de la biosphère.
Cette déviation du temps mécanisé à l’intérieur de la biosphère a produit un ordre social basé sur l’industrialisation et la mécanisation, guidé par ce que Lewis Mumford a décrit comme l’hallucinogène le plus puissant pour l’homme, l’argent. La philosophie dominante du monde moderne, « le temps, c’est de l’argent », a favorisé cette abdication en faveur de la machine. En l’espace de quelques centaines d’années, l’homme a entraîné la biosphère dans une course destructrice. La poursuite du profit, menée au détriment des ressources de la planète, a créé un sous-produit, une superstructure planétaire artificielle, la technosphère.
Aujourd’hui, malgré la célébration de la Journée de la Terre et le développement de technologies vertes, nous vivons tous dans une technosphère qui emprisonne et dévore la biosphère. Cette technosphère comprend une étape finale appelée la cybersphère, une noosphère virtuelle qui manifeste notre unité en tant qu’organisme planétaire, et crée en même temps une Tour de Babel électronique, une confusion mentale globale qui risque d’aboutir à une séparation définitive par rapport à la nature.
Selon la loi du temps, le désordre humain/environnemental causé par les effets auto-hypnotiques du temps artificiel constitue une période de transition manifestant le passage de la biosphère à la noosphère. Cette période de transition verra augmenter de façon exponentielle la mécanisation, la consommation industrielle, la population, les déchets toxiques, la pollution, l’extinction d’espèces, les désordres sociaux et le phénomène global connu sous le nom de réchauffement planétaire. Nous sommes actuellement au point culminant de cette transition climatique, dont la transformation aura lieu le 21/12/2012.
Du point de vue de la loi du temps, cette transformation nous prépare à entrer tous ensemble dans une nouvelle ère géologique, la noosphère. La période que nous traversons est une évolution absolument inévitable. L’évolution cosmique est une force irrépressible qui entraîne l’homme et l’ensemble de l’héliosphère et de la galaxie dans une réalité d’un autre ordre, qui évoluera vers le bien, car la véritable évolution est de nature mentale et spirituelle. La question qui se pose à nous est la suivante : quelle attitude voulons-nous adopter face à ce changement inévitable ?
Même s’il apparaît qu’un nombre croissant d’êtres humains sont informés des évènements prévus pour of 21/12/2012, la plus grande partie de l’humanité est toujours entraînée dans des schémas karmiques qui semblent être dans une impasse et mener à un combat mortel. Si la noosphère constitue la sphère mentale de toute la planète, ne ferons-nous pas tous partie de ce nouvel esprit planétaire ? Comment cela pourra-t-il se produire si l’on considère l’ignorance actuelle concernant ce phénomène ? Une prise de conscience généralisée peut-être se produire avant l’arrivée de la noosphère ?
La solution réside dans l’éducation et la diffusion d’informations concernant les causes de ce processus d’accélération artificiel du temps et sur la nature de l’esprit humain. Comme nous l’avons dit, la mécanisation a déjà profondément modifié la géologie de la Terre. Jusqu’à présent, cet impact était inconscient. De ce point de vue, la noosphère représente le passage de l’inconscient cosmique à la conscience cosmique. Lors de la phase consciente de la noosphère, notre impact sera positif et constructif. Nous serons transformés et l’environnement reflètera une super conscience et une phase super mentale d’évolution cosmique.
Au niveau planétaire, nous pouvons affirmer que si c’est l’esprit obscurci qui a créé cette crise et qui y reste immergé, c’est dans l’esprit éveillé que réside la solution. L’esprit illuminé est la noosphère. Si cet état de confusion a été créé par les processus de mesure de temps artificiels, l’état d’illumination permettra de retrouver un rythme de vie en harmonie avec les cycles naturels de l’ordre universel.
L’illumination se produira en rétablissant la connexion avec l’ordre naturel, mais une illumination bien plus importante surviendra lorsque l’homme aura pris conscience que l’esprit a perdu le contact avec la nature à cause de la fréquence du temps artificielle (12:60), qui a causé une totale déconnexion par rapport à l’ordre naturel. L’ordre naturel de la réalité n’est pas différent de celui de l’esprit pur. Cette perception expérimentée comme un évènement global conduira à l’éveil global de la conscience.
En envisageant la noosphère de cette façon, une chose est certaine. La civilisation telle que nous la connaissons disparaîtra. La fin de l’ordre mondial présent sera probablement causée par une EMC (éjection de masse coronale) qui frappera tous les réseaux électriques. Selon la NASA, cet évènement est prévu pour 2012, alors qu’une importante activité solaire déstabilisera tout le réseau. La réparation des dégâts occasionnés prendra plusieurs mois. Cet évènement déterminera la fin du temps artificiel et sa structure de base technologique, ce qui permettra la préparation certes catastrophique, mais naturelle de l’avènement de la noosphère. Mais c’est l’unique moyen pour l’esprit humain de se connecter et de communiquer télépathiquement avec le champ électromagnétique de la Terre et du soleil. Il s’agira d’un moment crucial du changement mondial, une altération massive de la conscience humaine. Par conséquence, la noosphère se réalisera comme un champ d’harmonie cosmique, où le potentiel humain sera utilisé pour transformer la Terre en une oeuvre d’art.
A la lumière du scénario fortement probable du film “Le Jour où la Terre s’arrêta”, l’éducation sur la nature et l’avènement de la noosphère est un devoir moral. Ce processus éducatif devrait certainement offrir des solutions de survie qui constitueront une préparation au réveil global, qui reste l’objectif principal.
La noosphère est le but inévitable vers lequel pourront converger les forces qui tendent aujourd’hui vers d’autres directions. Atteindre ce but en faisant sortir le monde de la confusion et rétablir l’ordre constitue l’objectif principal du Premier Forum Mondial de la Noosphère, le Noosphere World Forum: Envisioning Earth as Work of Art. (www.noospherecongress.org)
Ce forum, ainsi que les manifestations et projets du Club de Budapest pour le WorldShift 2012, ont pour but d’offrir des lieux d’échanges et de rassemblement pour les différents réseaux et sites internet participant à la diffusion d’informations sur la noosphère. En gardant à l’esprit que le but de la loi du temps est de rendre conscient ce qui était inconscient et en participant à ces évènements, la conscience de la noosphère évoluera. Le réseau mondial lumineux pressenti par Pierre Teilhard de Chardin en tant que genèse de la noosphère sera pleinement réalisé. Dans un effort surhumain, le succès du Forum de la Noosphère et les manifestations du WorldShift 2012 permettront peut-être à l’humanité de vivre positivement le passage par le point oméga du 21/12/2012 (la Convergence Harmonique de 2012) et l’entrée dans une nouvelle ère, où le temps ne sera plus de l’argent, mais de l’art. Selon la prédiction des anciens mayas, 2012 sera certes la fin d’un cycle, mais marquera également le début d’une nouvelle ère géologique de la Terre : la noosphère.
Brève biographie
José Argüelles, d’origine mexico-américaine, est né le 24 janvier 1939.
Artiste et enseignant de renommée internationale, Argüelles est l’auteur de plus de 20 livres traduits en plusieurs langues, parmi lesquels on trouve le best-seller international, Le Facteur Maya (1987) et Time and The Technosphere (2002). En 1969, il obtient un doctorat d’histoire de l’art et d’esthétique à l’université de Chicago. Il a enseigné dans diverses universités, dont l’université de Princeton, l’université de Californie, à Davis, et le Naropa Institute.
Argüelles est l’un des fondateurs de la Journée Mondiale de la Terre. En 1970, il organise le premier festival de la Journée Mondiale de la Terre, à Davis, en Californie. Ce festival entre dans sa 40° année d’existence. En 1974, l’Etat de Californie lui décerne une distinction pour sa contribution au développement artistique et culturel. En tant que peintre et artiste visuel, il a réalisé les illustrations de nombreux livres ainsi que les fresques murales de diverses universités. Il est également le co-fondateur du Réseau d’Art Planétaire, (1983), qui vise à instaurer la paix mondiale par le biais de l’art et fait revivre les principes liés au Pacte de Paix de Nicholas Roerich et à la Bannière de la Paix (1935). En 2009, son nom est proposé pour la Médaille de la Paix Roerich par le Comité International de la Bannière de la Paix.
Argüelles organise la plus grande méditation mondiale pour la paix, la Convergence Harmonique, le 16 et 17 août 1987.
Après de nombreuses années de recherche sur les données mathématiques du calendrier maya, il fait à une découverte fondamentale, la Loi du Temps (1989). Depuis 1992, Argüelles participe à l’organisation des festivals « Jour Hors du Temps, festival de paix par le biais de la culture », célébrés dans le monde entier tous les 25 juillet. Il est également co-fondateur du Mouvement Mondial de Paix par l’Adoption du Calendrier des 13 lunes, qui a débuté en 1994. Il a mis au point divers outils pour explorer la science du temps, l’esprit et la conscience. En 2002, il est honoré par un conseil composé de neuf sages indigènes, à Teotihuacan, au Mexique, pour avoir contribué à la renaissance de l’ancien système de connaissances. Dans le cadre de la promotion du Calendrier des 13 lunes, Argüelles organise de nombreux congrès, séminaires et ateliers dans le monde entier, dans le but de promouvoir la paix universelle et le développement durable. Citons entre autres le Sommet Mondial de la Paix et du Temps (Costa Rica-1999) et le Premier et le Second Congrès Planétaires des Droits Biosphériques, à Brasilia (Brésil), en 1996 et en 2006.
En 2000, il crée la Fondation pour la Loi du Temps, une organisation à but non lucratif visant à informer le public sur la Loi du Temps, basée sur le passage de la biosphère à la noosphère. Actuellement, il dirige le projet Noosphère II, organisé par l’Institut de Recherche Galactique de la Fondation, qui comprend le premier Forum Mondial de la Noosphère. Actuellement, en collaboration avec un associé chercheur, il rédige les Chroniques de l’Histoire Cosmique, une œuvre en sept volumes.
Est-il possible de trouver une relation entre la crise économique survenue à l’automne 2008 et l’existence d’une crise latente des valeurs ? Oui. Il me paraît évident que les gens sont de moins en moins sensibles aux valeurs élevées et accordent trop d’importance à l’argent. En conséquence, de plus en plus de gens cherchent à s’enrichir facilement, pensant ainsi trouver le bonheur. Ceci a créé une sorte de déséquilibre : d’un côté, ceux qui gagnent, de l’autre, ceux qui ne gagnent pas. Je suis convaincu que cette situation peut se résumer en une simple phrase : une absence de moralité.
Personnellement, je ne pourrais affirmer avec certitude si ce changement peut ou non conduire au bonheur. Mais ce dont je suis sûr, c’est que l’essentiel est d’être en paix avec sa conscience et de faire son devoir. Ces principes, nécessaires, sont plus que jamais d’actualité, et ne sont qu’apparemment en contradiction avec la tendance morale prédominante. Finalement, je crois que le bonheur repose sur une chose : trouver sa propre stabilité et réfléchir sur celle-ci.
Beaucoup affirment que c’est par la passion que l’on peut atteindre des objectifs, que celle-ci constitue le moteur essentiel, l’élan propulseur. Je pense que de nombreux autres éléments entrent en jeu lorsqu’on veut obtenir un résultat. Je suis convaincu que la passion ne suffit pas, mais qu’elle doit s’accompagner de l’engagement, de l’étude, du travail, de la ténacité, et surtout du talent.
Je me demande souvent si la musique est une force qui peut changer le monde, et si on pourrait l’utiliser pour des buts humanitaires. Si elle constitue un outil précieux, un moyen d’expression, une opportunité qu’on peut utiliser en toute confiance, la musique ne change pas les choses pour autant. Elle peut faire du bien au niveau individuel, mais rien de plus. Par le passé, j’affirmais que si tout le monde jouait de la musique, il n’y aurait plus de guerres. Aujourd’hui, je n’en suis plus aussi sûr.
Brève biographie
Ennio Morricone est né à Rome le 10 novembre 1928. En 1946, il suit des études musicales au conservatoire, où il étudie la trompette. En 1954, il obtient également un diplôme de composition musicale. En 1958, il est embauché à la Rai en tant qu’assistant musical, mais il se fait licencier dès son premier jour de travail.
Sa carrière de compositeur de musique de films débute en 1961 avec Le Fédéral, réalisé par Luciano Salce. Mais c’est le célèbre western de Sergio Leone qui le fera connaître dans le monde entier. Depuis 1960, Morricone a composé les musiques de plus de 400 films. Il a travaillé avec de nombreux réalisateurs italiens et internationaux, entre autres Sergio Leone, Gillo Pontecorvo, Pier Paolo Pasolini, Bernardo Bertolucci, Giuliano Montaldo, Lina Wertmuller, Giuseppe Tornatore, Brian De Palma, Roman Polanski, Warren Beatty, Adrian Lyne, Oliver Stone, Margarethe Von Trotta, Henry Verneuil, Pedro Almodovar et Roland Joffè. Parmi ses bandes originales les plus connues, on peut citer : La Bataille d’Alger, Sacco et Vanzetti, Cinéma Paradiso, La légende du pianiste sur l’océan, Malena, Les Incorruptibles, Il était une fois en Amérique, Mission et U-Turn, Ici commence l’Enfer.
Sa production de “Musique Absolue” comprend plus de 100 œuvres, composées entre 1946 et aujourd’hui. Ennio Morricone a dirigé divers orchestres à travers le monde. Le 2 février 2007, il a dirigé l’orchestre Roma Sinfonietta, lors d’un concert important donné devant l’assemblée générale des Nations Unies à l’occasion de la prise de fonction du nouveau Secrétaire Général de l’ONU, Banki Moon
Quelques prix : 8 Nastri D’argento (Rubans d’argent), 5 Bafta, 5 Nominations aux Oscars, 7 David Di Donatello, 3 Golden Globes, 1 Grammy Award, 1 European Film Award (Prix du Cinéma Européen), plus un Lion d’Or et un Oscar pour l’ensemble de sa carrière. En 2009, Nicolas Sarkozy, le président de la république française, signe un décret lui accordant la Légion d’Honneur. En ce qui concerne sa discographie, il a reçu 27 Disques d’or, 7 Disques de platine, 3 Targhe d’oro (Plaques d’Or) et, en 1981, le prix de la “Critique discographique” pour la bande originale du film Le Pré. La musique du film Le Bon, la Brute et le Truand fait partie des nouvelles entrées au Grammy Hall of Fame 2009.
Ermanno Olmi - Le bonheur est dans le choix de l’essentiel
Après la crise de l’économie mondiale toujours en cours, aucun changement significatif ne laisse supposer, de la part de toute la classe dirigeante, une réelle volonté de poser les bases d’une nouvelle société civile qui soit consciente du respect des plus faibles selon le concept qui affirme la justice sociale comme première valeur d’une démocratie en tant que telle.
Au contraire, qu’est-ce qui a changé par rapport à la récente escroquerie dans les dessous du monde financier ? Rien. Au moyen de nouvelles stratégies de manœuvre, on tente de rétablir le même système qui agit sur le mouvement de l’argent réel des épargnants en créant une fausse richesse qui révèle son dessein criminel au moment de la divulgation des faits.
Car c’est de crime qu’il s’agit, car l’épargnant n’a aucune possibilité de garantie pour défendre son épargne.
Je répète, aucun changement ne s’est mis en route, mais uniquement un camouflage de cette même ancienne fraude.
Ce sont les personnes qui peuvent contribuer positivement au changement. Comment ? En rétablissant la priorité des valeurs qui donnent une signification à la vie de chacun de nous, comme l’affirmation contenue dans l’e-book de Ervin Laszlo et Marco Roveda: “la voie du bonheur est dans le changement”.
Oui, c’est une sollicitation qui vaut pour tous et pour tout.
Mais pour “atteindre” le bonheur il faut tout d’abord se libérer du superflu, qui est un faux bonheur.
Le bonheur n’est pas un but qui reste là immobile à nous attendre. Le bonheur est comme un éclair qui peut jaillir de partout, plus rapide que la moindre de nos pensées qui essaie de l’attraper pour toujours; et alors il faut être très astucieux pour savoir en effleurer au moins quelque frétillement. Aujourd’hui, une des façons possibles est de nous convertir à une pauvreté raisonnée. PAS une pauvreté misérable, mais une pauvreté comme libre choix de l’essentiel, une pauvreté qui restitue au nécessaire le goût de la redécouverte des biens les plus précieux.
L’amour n’a pas encore été vaincu par la pratique de la haine ; même si aujourd’hui, la confrontation d’idées, de races, de religions devient motif de conflit sanglant et que sur les places on célèbre des rites de violence et de mort. Je suis sûr que la cause de tout ceci couve dans les nombreuses solitudes englouties dans l’absence de confiance.
Mais demandons-nous où sont passées ces références de la confiance! Elles ne sont plus dans les grandes institutions de l’Etat, comme la justice sociale, l’aide aux plus faibles, l’école, qui vient du bon exemple des adultes. Mêmes les grandes institutions privées qui manoeuvrent la finance et l’économie pourraient proposer un nouveau concept de richesse qui soit également civilité. Mais un jour viendra où l’histoire nous obligera à affronter des choix qui n’auront plus de marge d’erreurs. Donc, sans possibilité de retour.
Toutefois, je ne perds pas l’espoir, qui est la mère de la confiance. Je pense que très souvent la cause de nos désillusions et découragements est liée au fait que nous regardons du mauvais côté. A savoir, des réalités “reproduites et contrefaites”, que d’autres nous proposent pour leurs propres avantages au lieu de regarder directement avec nos propres yeux dans la vie qui se déroule autour de nous.
Biographie
Très jeune, il quitte Bergame pour Milan et s’inscrit à l’Académie d’Art Dramatique. Il est engagé par la société EdisonVolta où il organise le service cinématographique en dirigeant, entre 1953 et 1961, une trentaine de documentaires. Il fait ses débuts sur le grand écran avec “Il tempo si è fermato (Le temps s’est arrêté)” (1959). Il obtient les faveurs de la critiques avec “Il posto (L’emploi)” (1961). En 1977, il signe son chef-d’oeuvre “L'albero degli zoccoli (L’arbre aux sabots)”, qui reçut la Palme d’Or au Festival de Cannes. En 1982, il retourne sur le grand écran avec “Cammina cammina (A la poursuite de l’étoile)” et, la même année, il fonde l’école “Ypotesi Cinema” à Bassano del Grappa. Il retourne au long métrage avec “Lunga vita alla signora (Longue vie à la signora)” (1987). En 1988, il gagne le Lion d’Or avec “La leggenda del santo bevitore (La légende du saint buveur)”. Au milieu des années ’90, il réalise l’épisode de la “Genèse” du projet Rai “Le storie della Bibbia”. En 2007, il signe “Centochiodi”. En 2008, on lui a attribué le Lion d’Or du Festival du Cinéma de Venise pour l’ensemble de sa carrière.
Nous devons changer de mentalité, comprendre que l’entreprenariat écologique, ses idées, ses révolutions technologiques contribueront à construire de nouveaux rapports économiques et, surtout, sauveront le monde.
Au cours d’une entrevue pour le mensuel ‘Style’ du ‘Corriere della Sera’, j’ai dit que chaque fois que nous payons quelque chose, nous soutenons le business: nous devons nous demander si cela aide l’environnement ou non. Ce serait bien de ne pas devoir se préoccuper de ces problématiques mais nous vivons dans une société de marché. Une chose est sûre, le futur doit s’orienter vers un business écologique, qui en plus de créer du travail, offre identité et engagement auprès des jeunes. Il faut mettre ensemble argent et éthique, futur et civisme. Même au cinéma.
Bien entendu, si une star promeut l’environnement, cela a une certaine influence et peut également sensibiliser le public, le responsabiliser. C’est stupide ? Moi je dis que c’est très bien qu’un star system influence les gens en ce sens!
Personnellement, être un paladin de l’environnement m’a rendu plus décidé en chaque chose, capable d’aller de l’avant, d’interrompre des relations et des amitiés arrivées à un point d’inutilité. Les causes justes aident à sortir de spirales d’incompréhension et de chaque insécurité. Ma vie n’est pas seulement ma carrière: faire partie de la cause verte m’a donné de l’énergie, m’a rendu plus optimiste. On ne peut pas être cynique si l’on comprend que la lutte pour l’environnement est une lutte pour toute l’humanité.
A l’occasion de la présentation du film ‘Shutter Island’ à Rome, j’ai rappelé qu’il y a maintenant plus de 13 ans que je m’intéresse à la question environnementale, mais ce que j’ai perçu c’est que seulement après la projection du film documentaire ‘Une vérité qui dérange’ de Al Gore, la culture environnementaliste a commencé à avoir la visibilité et la force nécessaire pour stimuler des changements dans la société. De nombreuses personnes du secteur des organisations no-profit avaient déjà depuis longtemps dénoncé les désastres causés par le réchauffement global, mais c’est seulement après ‘Une vérité qui dérange’ que l’opinion publique a perçu ce problème comme étant “grave”. Il faut rendre hommage à Al Gore d’avoir réussi à raconter de façon simple et concise certaines urgences, en utilisant l’efficacité du langage cinématographique et en ouvrant ainsi les yeux des gens. Bon, maintenant nous nous sommes rendus compte que nous avons des tas de choses à faire et que nous devons les faire rapidement. Je me suis engagé moi-même en premier et je continuerai toujours plus à m’engager.
L’argent ne peut acheter le bonheur: il peut permettre d’acheter tant de choses que nous désirons, mais pas toutes. Il ne faut pas tomber dans le piège de l’excès. Et moi je peux dire d’avoir plus que suffisamment d’argent. Aujourd’hui, l’argent est également utile pour l’environnement, car s’il n’y avait pas le progrès économique, il ne pourrait pas y avoir de progrès dans le secteur des technologies vertes qui permettent de faire quelque chose de concret pour l’environnement.
Biographie
Né en 1974 à Los Angeles, il commence très jeune une carrière d’acteur en débutant dans les publicités pour arriver aux séries télévisées et au cinéma. Il joue dans de nombreux films, mais celui qui le conduit au sommet de la gloire aux yeux du grand public est sûrement ‘Titanic’, en 1997. Sa dernière œuvre est ‘Shutter Island’ mis en scène par Martin Scorsese.
Il est depuis de nombreuses années engagé dans la cause environnementale et est un ardent défenseur du business écologique. Son implication remonte à ‘The Beach’ en 2000 et à ‘Blood Diamond’ en 2006. L’année d’après, il écrit et produit le documentaire à trame écologique-environnementale ‘La onzième heure’.
Aujourd’hui, il est au volant d’une Prius, il a acheté son appartement new-yorkais dans un gratte-ciel géré durablement et a acheté un îlot au large de Belize sur lequel il est un train de construire un eco-resort.